Ipanema – me me me

0
935

Pour ceux qui auraient eu la chance de connaître MEGA CITY FOUR, ce groupe anglais mené de main de maître par Wiz, l’avènement d’IPANEMA constitue un évènement plus que marquant. Après la disparition de MEGA CITY FOUR, Wiz, après avoir oeuvré au sein des Doughboys et de Serpico, a fondé IPANEMA, aidé en cela par Gerry Bryant, l’ex bassiste de..MEGA CITY FOUR, et un batteur nommé Lawrence Arnold.

A l’heure où j’écris ces lignes, c’est malheureusement Wiz qui n’est plus. Humainement et d’un point de vue musical, la perte est inestimable. Ceux qui possèdent "Tranzophobia" ou "Who cares wins" de MC4 comprendront aisément et ce six titres d’IPANEMA viendra confirmer mes dires de façon éclatante.

Entre power-pop et punk-rock mélodique, Wiz, comme au bon vieux temps, nous offre six titres tubesques aux guitares mastoc et aux mélodies irrésistibles. On pense aux FOO FIGHTERS, à HELMET aussi, à MEGA CITY FOUR bien sur.

"Nervosa" et sa batterie percutante appuyée par un riff dynamite, puis ce chant caractéristique (depuis 1989 et "Tranzophobia", l’entendre rendait ma vie meilleure…) ouvrent le bal de la meilleure des façons et donnent la tendance générale du EP: puissant et mélodique à la fois, hyper accrocheur.

"White cat in a snow storm" produit le même effet, massif et riffant en diable, avant que "Burkina faso", plus lourd sur son intro mais combinant habilement cette lourdeur "Helmetienne" à des parttes plus alertes, ne nous mette définitivement sur les genoux.

"Flag burner" qui suit nous offre un festival de guitares délectables, de même que "Lockjaw" qui n’aurait pas dépareilé sur un album des WILDHEARTS. Puis "Attrition", au riff façon Page Hamilton, nous apporte la preuve que quel que soit le style abordé, c’est du haut de gamme qui nous est offert avec Wiz.

A posséder donc, impérativement, tout en découvrant également, c’est incontournable, les fabuleux MEGA CITY FOUR.