Ce fut ma première, ça ne sera point ma dernière. J’y ai vu du rock, de la pop tarabiscotée, j’y ai goûté houblon et sir’eau, un délectable taboulé-saucisse et j’y ai cédé à la caricature. J’y ai joui du son, capté le sourire ravissant de la jeune dame à la vidéo. L’ Association Du Bout Du Haut, nourrie de lien, de culture et d’artisanat, n’a pas raté son coup. Elle a d’abord chanté, sur du festif engagé (Jinin). Avant que Wakan Tanka, d’un rock aussi subtil que rentre-dedans, ne permette une digne suite. Et surtout que les insoumis Ceylon, à la formule hors-cadre, s’en viennent signer ce qui reste pour moi LE set de ce festival qu’à tous je recommande. Un bazar à taille humaine, chaleureux, niché dans un écrin salvateur. Mais Ceylon, damned, quelle presta ! J’en fus tout retourné, pire que la terre des champs après le hersage en mode John Deere. Entre danses spectaculaires, acrobaties folles et graciles et sonorités dépaysantes, j’en aurai pris plein le buffet. Après ça R’Wan, que la foule plébiscite, m’incite à prendre repos. Sa Java ne me plait pas, trop satirique, trop attendue. Le public de mon avis se fiche, il a bien raison t’sais! Et pis t’façon One Rusty Band, de circasseries en blues-rock des plus wild, me réconcilie avec l’attitude. Je shoote comme un dingo, heureux d’en être. Ici everyone’s nice, j’erre sur les stands et j’avais pas prévu le dimanche et pourtant, j’en serai.


One Rusty Band/Wakan Tanka
Alors bim bam boum I’m back frérot, dans l’entre-deux enbfinb la veille un gaillard en fauteuil roulant m’a aux côtes frappé, parvenant à me faire mal. Je lui bouchais la vue, c’était tout sauf volontaire et deux minutes avant à la demande de la sécu j’avais quitté la crash-barrière pour lui laisser vue libre, avec plaisir même. Je suis éduc’ mon ptit pote, tout sauf hostile. Sache-le. Bref. La fiesta goes on, ce Sunday je fais court mais le duo complice Brume m’accueille dans la délicatesse. Trop, même, pour ma poire, mais le ressenti s’enracine. Il me fallait revenir. Je flâne encore, désireux de m’imprégner des lieux. Je rencontre, et par ces mots je rends compte. Horfang de son post-rock au nerf rentré ou plus offensif botte le cul des djeun’s. Appréciable. Je ne peux trainer, tomorrow je taffe et le handicap psychique needs us au CHIBS de Saint Valéry sur Somme. Je fais dans le franglais, à la Man Foo Tits couz’! Le convenu j’aime trop pas, le con venu non plus. A La Fête du Bout du Haut rien de tout ça, moi la campagne qui vibre je kiffe et c’est gavé de positive vibes que je prends congé, décidé à me repointer pour une fournée 2027 que j’espère plus perchée encore.


Horfang/Public
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
