Industriel et Dark Ambient, monté à l’initiative de l’écrivain et journaliste Maxime Lachaud avec le musicien Thierry Müller (Ruth, ilitch), ASHBURN COUNTY convoque aussi Le Moine = Sebastian Boyce (collectionneur de synthétiseurs analogiques) et Odette Mayeaux = Martine Lataste (peintre / accordéoniste), ainsi que pléthore d’invités tout aussi dévoués à la saine cause de l’errance créative. Ci-gisent, si je puis dire et sur support vinylique, le troisième et le dernier album d’Ashburn County chez Jelodanti Records en coproduction avec [aufnahme + wiedergabe] et ilitchmusic // 2xLP à 200 exemplaires (5 thèmes de pochettes différentes – toutes les pochettes et sous-pochettes sont uniques) // 2 encarts 30×30 cm + 4 pages lyrics + A4 L’Histoire d’Ashburn County + Download code. Tout un programme à base d’indus et d’ambient « darky », d’abord illustré par Freakshow et entre autres déviances réjouissantes, Freakshow Introduction – Monsieur Loyal dont la sphère noire et narrative vaguqment orchestrale prend d’emblée les commandes. The Gypsy Fortune-Teller enchaîne sur des tons cuivrés austères et magnifiques, la voix diva-gue et le climat saisit. The Sword Swallower est plus heurté, plus rythmique, pas moins audacieux. Ca va durer quinze titres, au passage Terror in the Crowd, par exemple, aura semé sa lancinante grisaille et The Tightrope Walker, sa sérénité surlignée par la grâce du chant.

D’émotion -forte- en émotion -plus forte encore- on succombe, The Two-Headed Monstrosity fait son cirque et on s’y laisse aisément prendre, le temps d’un bazar sonore bien frappé. Quand Lullabies & Nightmares se profile le schéma reste inchangé, LOGORRHEA balançant pour débuter une électro hantée. (NILS & JOAKIM ARE PLAYING WITH) CHARLOTTE’S CHAINSAW suit dans le pureté troublée, brumeuse. A LETTER FROM APPALACHIA propose une trame indus « accordéonisée », avant ça GHOSTS IN THE BATTLEFIELDS aura susurré dans un glissement de cordes obscur et frémissant. Jelodanti peut se gausser, l’idée est pertinente, d’avoir initié cette doublette hautement immersive. CONCEPTUAL MUSHROOMS s’y place au gré d’un déroulé spatial, barré, propre lui aussi à happer le quidam. Les guests font sensation, à l’instar des titres je ne peux tous les citer mais quand NOBODY PLAYS ANYMORE termine la collection en dronant joliment, il va sans dire que son acquisition s’impose à tout converti de musique de niche.

# Release Party le vendredi 25 septembre à partir de 19h30 au Chair de poule !!!!
