ELM est italien, il use d’un rock teigneux. The Midnight Zone, son nouvel album, suinte un rock-noise façon Jesus Lizard. Party Crasher, entre groove basse-batterie indéniable et brisures de rythme, en tire le rideau. Another Nail In My Coffin est lui d’abord matraqué, post-punk et cold, et concluant. L’attaque est franche, l’amorce de l’opus convaincante. Grace Killing, qui débute en mode Joy Division, fait languir puis crisser ses guitares. Mesuré, il étend le champ d’action d’ELM et par là-même, la portée du disque. Getaway, qui le suit, trace et voit sa basse, encore, s’insinuer en serpentant. On a à faire à un tout soudé, un groupe qui sait s’y prendre. The Midnight Zone, de surcroit, vit le jour sur moults labels indie significatifs.

Sur la deuxième pente se présente Night Of Bakelite, ondulant, dans la lignée d’une embardée qualitative. Le chant a du caractère, The Crossing riffe presque batcave et ardent, poursuit sans fauter. Mother Gasoline a lui aussi le riffing franc, il fait dans une intense retenue qui tantôt convoque la foudre. Matteo Torterolo: vocals, Alessandro Martines: guitars, Andrea Meinero: bass et Giorgio Rita: drums, a l’unisson, performent. Leur dernière missive sonore a pour nom Le Voyeur, plus longue que le reste elle étale des abords aériens proches d’un Nick Cave pour conclure avec allure.
