Naked, Versari se met à Nu pour ce deux titres annonciateur d’un nouvel opus, ce qui en soi constitue déjà une réjouissance. La précédente parution longue durée, Sous la Peau, avait d’ailleurs rallié son monde. Deux eps l’ont suivie, pas moins accomplis. Crédible, Versari poursuit en trio son petit bonhomme de chemin, qui l’amène là ce Nu dédié à l’humain, aux relations, post-punk saccadé et noisy en fond. Le texte, comme de coutume, donnera matière. Les deux chants tantôt se confondent, il va sans dire qu’avec cette clique le rendu s’assure. Les guitares se font bruit, sans complexité ni surcharge superflue le morceau de suite s’impose.
Naked, qui suit, n’est en fait que son pendant English. J’approuve, de mon côté, le choix du double langage. Mieux compris, ainsi, sera Versari mais j’avoue tout de même qu’au troisième rang, j’aurais vu d’un œil favorable la survenue d’un réel second titre. Qu’importe, retenons de ce « Nu / Naked » l’incontestable valeur et piaffons de concert quant à la sortie de l’opus où sans nul doute Cyril Bilbeaud (batteries), Laureline Prod’homme (basses, chant) et Jean-Charles Versari (chant, guitares, claviers), à leur main, nous talocheront bon nombre d’hymnes de nature à nous revigorer.

