Chest. déverse un post-punk franc du collier mais qui se danse, il est « Happy, Broken. » et se plait à le faire entendre. Il vindicte, Everyone Learns To Leave Quietly après un début synth s’emballe et scande tandis que ses nappes nous enfilent (hum pardon). Je pense, là maintenant, à Working Men’s Club. Mais pas le temps en fait, voilà t’y pas que Lotus Eater éclot et vivement, se loge dans nos cages à miel. La mixture est réjouissante, Cor et ses relents indus en ouverture se fend d’une giclée façon Idles sous synthés tarés. Les gimmicks tapent dur, Otto s’en drape pour lui aussi, groover sans qu’on puisse le repousser. Intense est l’ouvrage, il fait rage et Half Step / Full Step y dépose un alterné entre modéré et plus appuyé. Il file et crisse, chest. en tire grandement profit.
Sur la suite Raincheck, de traits électro-cold dans un premier temps, fait le job avec autant d’éclat(s). Roger Roger lui donne suite entre bruit et rapidité, on a à peine le temps de se ressaisir et personnellement ça me convient sévère, j’affectionne les enchainements furieux. Entertainment en est, urgent et vrillé. chest., s’il quête une vision, une certaine forme de personnalité, m’a bien l’air de toucher au but. En cela Again le conforte, en saccades remontées. Happy, Broken., je suis refait. Des temps « calmes » surviennent, sans trop endiguer le flux d’une clique douée. I’m Proud prétend t-elle en fin, elle le peut et c’est sur une note retenue, après ça plus appuyée que le terme se profile. Happy, Broken. et surtout, approuvé sans aucun délai.


