Miossec – L’étreinte

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Et le silence après Miossec….. qu’est-ce que c’est ?


 


Dans ce beau théâtre du « Fémina » à Bordeaux, « être rock’n’roll » prend tout son sens. Entre la fragilité, l’émotion, la rudesse ou les blagues de comptoirs, c’est un peu de se mélange : Miossec.


Mais c’est aussi une désinvolture et un sourire en coin toujours prêt à être dégainés.


 



C’est magique ! Les épaules des jeunes femmes se dénudent aux moments forts et tout le monde se lève pour le saluer.


 



Je me souviens de la première fois où j’ai entendu du MIOSSEC, c’était en plein mois de décembre, il faisait froid dans cette putain de caserne, un des « camarades » avait sorti de son sac, en plus de CharlieHebdo, une K7 du fameux premier album « Boire », grande claque dans la gueule ! une bouffée d’air marin avec ce Breton qui ne mâchait pas ses mots. « Non, non je ne suis plus saoûl », « Regarde un peu la France », après suivirent les albums « Baiser » en 1997, « Brûle » en 2001 et puis « 1964 » en 2004.


 


Et puis débarque avant l’automne 2006 « L’étreinte », avec cette pochette « colorisée ».


Ces chansons, toutes enregistrées à Bruxelles, avec la participation du chanteur du groupe Zita Swoon (Stef Kamil Carlens), sont toujours empreintes du même mélange, mise en abîme de vies brisées, chômage, prison, violences conjugales, mélancolie ; mais aussi et surtout l’amour qui enveloppe tout ça. (il n’y aurait peut être pas de chansons sans amour et inversement non ?)


 



L’album ne ressasse rien, mais vous tire plutôt vers le haut avec des arrangements très pop. (merci à Jean-Louis Pierot du groupe « les Valentins », nous reparlerons de ce groupe dans une prochaine chronique avec Edith Fambuena et Pauline Croze). Les guitares sont de sorties et sont bien mises en avant, Miossec se risque même à chanter une chanson sur sa « maman » et une petite berceuse pour clore en beauté.


 


Pour ma part la petite merveille de cet album est « Julia », non pas parce que cela me rappelle un titre éponyme des Beatles, mais parce que le thème, le texte, la musique et l’interprétation sont proprement géniales, et à chaque fois c’est la même émotion qui transpire.


 


Fab’


 


www.myspace.com/christophemiossec