Je vais vous la faire courte car peu de temps; j’ai venu, j’ai vu, j’ai dansé, j’ai rigolé avec les Penny Moonshine et leur acolyte et j’ai trippé. Le duo amienois a ouvert de son blues swampy et rocailleux, dédié entre autres à David « fils de la plage » et ouais Biggy même que ce soir y s’appelait Jérôme. Va comprendre. J’ai avant ça adhéré, payé les 4 boules pour voir deux bandes. Y’a qu’ici qu’on voit ça enfin je crois et ça nous va à tertous, bref Penny Moonshine après quelques piques aux cons et un barbeuc’ à l’Amerloque retire ses loques (t’as vu la rime toi…) et nous laisse clappant. V’là du blues d’avant, chanté avec folie, comme dans un HP et au gré d’un bricolage imaginatif. Péniche Célestine, Relais du CAMPUS, AF ce soir; voilà déjà 3 lives bonnards que je vois de cette clique of two. Ca commence à bien faire les boys! Je me remets à attendre, rien à faire j’y arrive pas et vous le savez pourtant, c’est partout mais à des degrés divers le lot de l’oiseau de nuit que je suis…


Penny Moonshine
Ayé les Hollandais s’installent, nous voilà embarqués dans une bouillonade entrainante à base de new-wave, post-punk et détours arty sur nappes de synths dégelés. Un régal, des chant hantés, avant ce truc tu as eu dans les enceintes Devo, Captain Beefheart ou encore The Outlaw Blues Band. C’est pas Ô Pas Sage ici, on s’envoie d’la bonne et sonore came de derrière les fagots indé. Allez, le trio de Dokkum cartonne et s’endiable, tape sur des percus et ça rend le truc plus wild encore. Yellow Magic Orchestra, Animal Collective et The Mauskovic Dance Band en guise d’influences, voilà de quoi faire et The Homesick régurgite ses sources au profit d’un rendu bien à lui, à part et dont personne ici n’omet la moindre note. La batterie fait pulser l’ensemble, fichtre j’arrive à faire guincher mes jambes désormais! Bon, c’est pas core gagné…mais The Homesick fait que face à lui, impossible of rester impassible. Les gaillards tapent dans la cible, fléche dans le mille; de bout en bout on oscille au gré de leurs samples et déviantes trames. Si content qu’au retour je ferai halte à l’épicerie pas loin, les sets de dingo ça creuse, j’aurai grâce à ces trois-là une fin de semaine légèrement moins grisâtre…


The Homesick
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
