INSTITUT renforce son statut, son quatrième album a le mot acerbe et inspiré. Il porte, aussi, une certaine légèreté. Il fait du bien, Vends packaging & sens de la fête sacre l’inutile pour débuter et ce faisant, souligne le futile. Le raté, le paraitre, l’emmerdant sur un groove pop rétro savamment mis en place. Ton visage en boucle, aérien, serti de rien, valide le procédé. Ses jolies notes la valorisent, le texte là encore fait cogiter. Super Amis, breton à souhait, enfantin et salement adulte, invasif et évaluateur, captive. Tout dépend de toi hein. L’énergie d’un pays émergent, dans la flemmard inhérent à l’album, suinte le désir. D’évasion. Bon ça va, Il a eu sa revanche sur les sports collectifs. Y’a pas d’trou dans la raquette, le matin on se lève dans les bras l’un de l’autre c’est déjà ça de pris…et puis t’façon Une artiste au haut potentiel te digitalise la gamelle et tu peux rien y faire.
INSTITUT désinstitutionnalise, il façonne sa zik à la maison parce que c’est la sienne, passée au filtre d’un regard qui n’épargne rien. Et ce, avec subtilité ‘fin bon, n’allez pas vous méprendre : Moi personnellement, je suis une littéraire. INSTITUT aussi, et pas qu’un peu. Numéro un des ventes INSTITUT s’avive, libère nos âmes de la déconfiture qu’on voudrait bien leur assigner. Y nous reste le son, INSTITUT et d’autres, because la musique elle permet d’entrer. En résistance. Quand tout brûle, autour. Comme un compte courant. Belle sème une électro sans peau ni rythme, puis Changer de paradis, tout simplement largue les amarres. Vers un ailleurs je suppose, vers un meilleur, où l’on se sent vivre. Ivre d’exister. Changer de paradis, tout simplement.

