Romance, l’une des bonnes surprises de la rentrée, narre le passage à la vie d’adulte. Ca lui réussit, Promis ce soir dévoilant ce jour une Alizée punky qui ouvre le bal avec vivacité. Twist’n’shout, groove rétro. Des guitares bavardes. Une rythmique en course. Fin bien, pis voilà t’y pas que Méhari nous embarque, à son tour mais sans tracer cette fois. Il prend de l’ampleur, toutefois, sur textes-Amour. L’enrobage est beau. Le Net, surfy-surfant, dérape. Refrain à reprendre, cadence alerte et concision offensive. Solo foufou, basse-batterie unie. Cigarettes et verveine, plus délié. Du sentiment, encore. De la dextérité, dans l’instrumentation. Arkansas, aérien, à deux voix. Romance tutoie l’excellence, Sueurs froides l’y dépose sans trop mater dans l’rétro. Quoique…bon, quoiqu’il en soit le niveau perdure.
En ce sens Aventurier, cuivré et délicat, fait reluire l’opus. Je suis coupable, ensuite, passe la cinquième. Ou en cinquième, je n’sais plus trop. Pop et punk, clins d’œil yéyé, on lui dit yeah-yeah. Quand survient Combien tu prends ?, on en a pour notre argent. Nacre et impact, rock et sauvagerie, subtilité et sensitivité destroy. Des mots, à prendre en compte. D’la faute à moi, qui se dédouane et simultanément, crédite l’album. Et lui met fin dirait-on, sauf qu’une ultime gaufrette nommée D’Yeu que pour toi, si t’as chopé l’vinyle, fouette un rock énergique que l’alliage des organes met en exergue, histoire de confirmer -s’il le fallait encore- l’ indéniable potentiel de Romance.

©Louise Lenepveu
