UWD c’est alliage, parfait, sensible et écorché, du post-hardcore et de la mélopée. D’eux j’ai déjà parlé; il me fallait récidiver et ce, bien en avance, pour ce Made Flesh qu’inaugure Above My Head et ses décharges Deftonesiennes bien pesées. Un début mastoc, suivi de ce Shame dont le quatuor n’aura en aucun cas à avoir honte. Riffeur et inflammable, de la vraie matière première. La finesse s’y adjoint, trippante. Me vient d’ores et déjà le sentiment, à l’audition, qu’ UNTITLED WITH DRUMS s’est surpassé. Matter, d’amorce post-rock (oups…) en atmosphère peaufinée, finit par s’envoler. Les guitares y tonnent, la rythmique rafale. L’imbrication est pensée, ajustée. Gray la réitère, fervent et mélodieusement intense. Force et patine cohabitent, Space les couple sans faillir. Le ressenti se niche, précieux, dans les tirs nourris.

@Wird
Sur la deuxième versant Change for You, galopant, mue ensuite au plus « pachydermique ». Là aussi ça fonctionne, dans la foulée Oblivious grésille et au taquet, apporte rage et vitesse. Parasitic suit, dur comme doux. Sans choisir UNTITLED WITH DRUMS prend le parti, délibéré, d’associer les abords. Been So High, de sa parure folk, prend après ça des atours plus -occasionnellement- belliqueux. Cry vient alors finir, dans le céleste wild, l’ouvrage savamment concocté par Martin Le Borgne (Bass, Vocals), Lucas Delay (Guitar), Nicolas Zalachas (Keyboards) et Rémy D. Perrin (Drums), maestros d’un genre que leurs créations transcendent régulièrement.
