Griseville est nantais, il screame et mâtine ses ruades de post-rock. Son EP, éponyme, relate son procédé et le singularise. Au service du néant, de suite, allie calme climatique et envolées plombées, hurlées. La démarche fonctionne. La pluie cessera, entre notes claires et rythme débridé, s’illustre itou. Il change d’humeur, à l’envi. Où les brasiers dansent, en éruption, prend la suite avec rage. Griseville, assurément, trace ses propres lignes. Les nuits éternelles l’assagit quelque peu, porteur d’une amorce céleste. Sur son second volet, il s’enhardit. Là où le tout-screamo aurait pu lasser, le groupe a l’art de se nuancer. Dernier pétale en fait montre, de ses guitares-tonnerre que les abords post surlignent. Enfin Grise Ville, terme éructé bien entendu, referme le couvercle d’une série au dosage juste, œuvre d’une clique qui pour une entrée en matière s’avantage et se place en niche.

