A Amiens les dates à fréquenter s’amoncellent désormais, la double de ce samedi en était donc. J’escomptais, au vu des horaires, mirer Delgado Jones à la Taverne Elektrik, Chaton Laveur au Charleston, puis recavaler à la Taverne pour me finir, si je puis dire, avec Man Foo Tits. Début finalement décalé à 21h « et des » pour Delgado Jones, ça me permet de tracer au Charlé. Le temps d’acheter un t-shirt MEGA SURF au vénérable Mario, me voilà face au caf’conc du centre ville à converser avec l’excellent Lilian croisé sur moults lives locaux. Inside Chaton Laveur expecte, on ne sait quoi. Mais jouez, que diable! Ayé c’est parti, la pire liégeoise trace son Labyrinthe et on lovera s’y perdre. D’élans dream-synth en kraut rêvassant ou agité, au gré d’une répétition accrocheuse, la magie opère et y’a rien à y faire. La matière est sensible, la formule personnelle. Les chants flottent, berçant. La basse, tantôt, amène des plans cold à la kim ki O. Ahlala ces deux Turques, vues à la GAM de Creil en 2013?…oh mais il est l’heure, Chaton Laveur sur 35 minutes ça fait son effet et c’est in the stars que je marchote vers la rue Saint Leu.


Chaton Laveur
Je déboule, au bar me cueille l’un des deux Man Foo Tits. Delgado Jones et son acolyte féminine, en duo donc, viennent d’amorcer leur gig(ue). De l’indé au large ratissage, qui peut bruisser comme virer folky. Le gaillard sait faire, m’apercevant il sourit un instant. Depuis le bar, Anostéké en main, j’auditionne ce ravissant set. Grand merci au passage au copain Eddy Grubsky, guitariste chez Stop Giving Power, pour la prog’ du soir. Je fus surpris, agréablement, en la découvrant. Delgado Jones lui s’escrime sur scène, empilant les trésors maison. C’est un vrai, élevé à l’ Eglise de la Petite Folie avec à ses côtés les John Trap, Arnaud Le Gouëfflec, Centredumonde et autres Garden With Lips, pour résumer tant la famille par là-bas fourmille. Embarqué avec ses complices sur une tournée d’une poignée de dates, gageons qu’il saura les honorer. Il y a là, à droite, un belle petite table de merch dont je repartirai, à l’issue, avec CD, badges et vinyles. Votre conséquente générosité, Monsieur Creignou, finira par vous perdre. La prestation prend fin, le sieur vient me saluer. S’ensuit une vive discussion.


Delgado Jones
Point tant finalement, au programme reste Man Foo Tits. Vite ready ils vont groover hard, dans le sillage d’un électro-rap/punk entre Stupéflip, Sleaford Mods et les Beastie Boys. Prince J et Lord Wimpy claquent un dawa dansant, l’un se meut façon Travolta fan de Public Enemy si si j’te jure, l’autre chansonne en servant un franglais de salopard. L’absurde savant, construit avec une certaine dose de créativité, s’empare de la Taverne. Les titres se suivent avec pour trait commun, leur propension à séduire et faire rire. Ca dérisionne à bloc, en même temps les vérités sont énoncées. Infinite tif, Sm Ass, MFT calling et j’en passe, dans nos crânes résonnent les tubes du duo de Brest. Le fun is at son comble, le people s’en donne à heart-joie et le show est trop good. A la basse le frisé survolté n’arrête pas de se plier, en quatre ou plus, visiblement engagé. Il s’éclate sans rémission, il est bien évident que la complicité de ces ceux-là leur permet d’extraire une sacrée tambouille. C’est la Pink onion party, endiablée, irrésistible. Ca rocke avec allant, ça hip-hope groovy et l’affaire est pliée with savoir-faire. La end arrive, before ça on aura swallowed une lampée de hits en plus. Man Foo Tits donne tout, je me carapate les arms chargés de gifts et me félicite jusqu’à plus faim d’en avoir été.


Man Foo Tits
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
