t-shirt a tout stoppé, ses membres vaquent désormais chez Lulu, Azurite Sun, Allball, Mutiny Grrrls Records, Tombouctou, Les Remplaçants ou encore Sol Carlus. Avant sa fin le groupe avait ficelé avec l’apport de Louis Jucker ce Bara En Dröm sous source Polvo et Pile. Grand bien nous fasse, l’opus regorge de petits hymnes aux chants homme-dame, qu’ Actor immisce de ses ruades récurrentes. Le début persuade, il s’assagit sur ses breaks pour ensuite crisser ouvertement alors que le rythme augmente. Unhinged, de guitares loquaces et remarquables en vocaux féminins sucrés, fait lui aussi ses preuves. Bags of kindness file, sa basse chaloupe. La voix s’assène, remontée. I suit dans la quiétude, dans un premier temps. Il y reste, bref mais beau, suivant une trame céleste. Acid Rainy Day III, doucereux comme appuyé, fait sensation. Indie, lo-fi et noisy, le disque garde le cap.

En ce sens Uranium thorium, vivace, tient tout autant son rang. Des crues à la Sonic Youth l’émaillent, servant un rendu élevé. Les mélodies ne sont pas en reste, en termes de chant mais dans les notes itou. II en use posément, en se réitérant dans la joliesse. Quasi psyché il laisse place à You study the world, bourrade noise sans concessions. L’alliance des organes s’y distingue, la vitalité du track accroit l’intérêt qui de Bara En Dröm émane. Apholia, chatoyant, vire après ça à la poussée de fièvre indie décisive. Grondante, et racée. Il n’y a là que réussites, l’ultime a pour nom The iron lung. A l’orée des dix minutes elle conjugue les mouvances, de même qu’un alternance dans les tons qui lui donne un relief certain et par là-même, valide l’entièreté de l’opus.

