Mamud Band « The Monkey Tapes » (Garrincha GOGO, 7 octobre digital, 14 décembre physique).

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Chez Garrincha GOGO, ça groove de partout! Tu as Fanfara Station, Savana Funk et désormais Mamud Band, basé lui à Milan. Et excellent. Qualifiés d’afrofunk, Massimo Marcer: trumpet, backing vocals; Fabio Visocchi: keys; Oscar Mapelli: guitar; Ivo Barbieri: bass, lead vocals; Sergio Quagliarella: drums, backing vocals et Lorenzo Gasperoni: percussions (Tambor sticks, cajon, conga cajon), backing vocals, épaulés par de nombreux guests, dépassent le cadre de la mouvance citée. Reconnus un peu partout, ils ont oeuvré avec des pointures ayant pour nom Lester Bowie, Tony Allen qui drumme pour Fela Kuti, Jessica Lurie ou encore Harouna Dembele. Mais là n’est pas le propos, c’est avant tout The Monkey Tapes qui les honore. Ses neuf titres, dont un Godzilla qui fait claquer les pointes de guitares prog-rock en les couplant, bien entendu, à des cuivres en chaleur, suscitent l’approbation. Tu hésites encore? CLAVFUNK te funke d’emblée, essaye donc de lui tenir tête. Il te fanfare aussi, sans appel mec! Des touches jazz aussi racées que vrillées s’installent, c’est parti pour une fiesta prolongée camarade!

On a pour ça SHIFT AND THRIVE, sur rythme vif et syncopé. Verdict? Je gigote, sans pouvoir m’en empêcher. KAAMAL + ORGAN développe, également, ce brio instrumental qui louvoie entre les castes. C’est le cas, à vrai dire, sur tous les morceaux. La funk de ce disque t’emporte, son jazz te possède. L’inverse est aussi valable. Les deux, mêlés, s’imprègnent d’autres bribes musicales. Ca prend de suite, JUNGLE MAN se dube presque et rafle à son tour les hourrahs. Le groupe est vif, technique mais en évitant l’écueil de l’attitude virtuose. EQUALIZATION se fait tribal, il y a dans ce bazar jubilatoire une pertinence qui qui le valorise sévère. Oh, on breake. Les percus insistent. Rien à redire, j’ai entendu bien pire et ce, très souvent. J’en profite donc à plein; m’arrive alors THE MONKEY TAPES, éponyme, et son flux vitaminé. BINARIO 11 fait valoir ses percussions: il en émane, quasiment, un air de samba. Il est bref, mais estimable. Enfin EWNET YET LAGEGNESH, au gré d’un chemin similaire, j’entends par là de cuivres chauds et très présents sur trame funk de haut vol, termine dans une vive retenue (si si, c’est possible) un album irréprochable dont les auteurs, à l’instar de leurs collègues de label, affichent une personnalité qu’on ne peut leur contester.