They Call me Rico (& The Escape) “Sweet exile” (2018, Voxtone/Inouïe Distribution).

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This time“, paru en avril 2016, m’avait déjà révélé They Call me Rico, “zicos” doué seul mais qui, ici, s’entoure de deux autres gâchettes (Jean Joly-basse, et Josselin Soutrenon-batterie), sous l’étendard blues-rock, pour situer le cadre sonore, de They Call me Rico (& The Escape). Ensemble, ils fomentent ce Sweet exile délicieux, authentique, qui s’ouvre sous les meilleurs auspices avec le titre éponyme.

Le contenu est typé, “subtilo-bourru”, façonné par des hommes qui suintent le vrai. Les sifflements qui ornent ledit morceau sont irrésistibles, puis Needle in a haystack vient lui aussi nous emporter avec ses riffs blues, son groove fatal et son refrain qui squatte le cerveau. On est déjà dans la réussite et Love is a vampire charme avec ses motifs aussi décisifs que bien placés. Le trio fait dans le simple, sans détours inutiles, et signe des chansons addictives. Ca n’étonnera que peu de monde et surtout, ça contentera tout amateur de blues chauffé au rock, sans oublier, à l’occasion, d’y injecter des ruades funky.

Avec If you should leave me, ça joue blues, dans une formule légère et presque psyché. Rico est un redoutable artificier, il récidive sur son Take me as I am délié, dont la coolitude nous gagnera bien vite.

A peine ce titre achevé, le rock de Odd one out, jouissif, s’impose. Le riffeur évolue librement dans son format blues de départ et de cette manière, il élabore une collection sans défauts. “Caressant” sur When the summer ends, il se montre vrai, crédible. Son chant le met à l’honneur. Number one et ses petites parties funky l’avantagent à leur tour. The devil made me do it, posé, fermant la marche avec élégance et excellence, à l’issue d’un disque de classe supérieure.

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