Björn Magnusson – Almost transparent blue

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Paresseux au moment de lire une bio en Anglais trop longue pour m’accrocher, me voilà à écouter cet album de Björn Magnusson sur la foi d’une seule ligne entrevue et remarquée, dont se détachent ces quelques mots: experimental rock music.
Almost transparent blue, en effet, dévoile deux faces pour treize titres et autant d’étrangetés sonores floues (Gone to chuch, feather dragpipes), d’essais qui semblent louvoyer sans but précis et qui, pourtant, captent l’auditeur (Time sits like a stone). C’est, oui, expérimental, ça semble n’avoir ni queue ni tête et malgré ça, les trames concoctées par Magnusson sont captivantes. S’il fait dans lequasi “classique” avec TV lights, jolie chanson pop mélodique, ou dans une élégance qu’on lui retrouvera en plusieurs endroits sur The heat, l’option aventureuse est dominante. Ca se confirme sur It keeps hanging around my neck, noisy dans les guitares, flemmard dans le chant. Le Velvet n’est pas loin, dans ce mélange entre beauté et souillure. Files in the grid en est la preuve puis, passé le Gone to church, feather dragpipes mentionné plus haut, la face B se présente.
New bodies, lui aussi mélodieux et sans chaines, l’inaugure brillamment. Ses six titres ne marqueront par ailleurs aucune baisse dans la qualité. Snakeskin est mystique et psyché, She walks among the seeds avance dans le fracas racé des guitares, accompagné par la joliesse du chant. Minimal, Magnusson ne surenchérit jamais et termine de manière aussi libre que précédemment, le temps d’un Lisa plays the drums (sucking on a lemon) exécuté avec subtilité, tout comme cet album à mi-chemin du “normal” et de entiers bien plus sinueux.