Her Magic Wand – Everything at once

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Projet de Charles Braud, Her Magic Wand livre avec Everything at once son premier album. Superbe, celui-ci fait surgir un premier nom: The Notwist.
En effet, Braud parvient à égaler, la prouesse est à souligner, l’excellence mélodique indé émotionnelle des Allemands, signant au passage plusieurs tubes dignes de leur Pilot issu de Neon golden. Draw a line, par exemple, est proprement irrésistible. Vif, indé, enfanté dans la simplicité, il succède à un premier morceau, Clouding effect, déjà probant de par sa douceur, sa sincérité aussi et son léger emportement souligné par des sons qu’on remarque en dépit de leur discrétion. On le sent, Her Magic Wand n’a pas  son pareil pour allier mélodies touchantes et allant estimable, ceci selon un éventail large. Everything at once se présente alors en second standard du genre indé ouvert, fort de ses motifs de claviers enthousiasmants. On y injecte de la sensibilité pop et le tour est joué. On ne s’ennuiera pas sur ce disque parfait, à l’esprit lo-fi dans le sens de “génialement bricolé”. Avec Mistakes, on tient une autre pépite pop-rock mâtinée d’electro à la mélancolie attirante. On est touché, au coeur comme dans le corps. Un côté rêveur, dream-pop mais avec l’allant qui va bien, participe du charme de ce bel objet à la pochette fleurie.
Drowned into it exhale une pop presque shoegaze, étincelante. Catch a rainbow est une sucrerie vocale, et mélodieuse des plus délectables, aux pointes acidulées de génie. Le tout de façon humble, presque détachée voire insolente de par sa qualité. Avec trois fois rien, on arrive à un rendu à l’écoute duquel on ne demandera pas son dû. DQ01 se pose alors en electro-pop merveilleuse, The Notwist doit frémir à l’écoute d’une telle réussite. Qui, de plus, part dans de formidables embardées noisy avant de retrouver sa splendeur pop. C’est assez bluffant, Blank memory track impose ensuite ses sonorités spatiales, son chant doux, et par conséquent une pause avenante dans le rendu. Et si Interlude #3 est un peu trop bref pour qu’on en tienne compte, la dream-pop en flou-lumineux de Harold Beldon fait, dans la foulée, sensation. Not alone lui emboîtant le pas avec classe, en conclusion tranquille d’un disque qui, en plus de ses nombreux titres forts, fait parler son intitulé de par la multitude des sentiments qu’il engendre.