Public Service Broadcasting – The race for space

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Singulier, déjà acclamé pour son Inform-Educate-Entertain datant de 2013, le duo anglais Public Service Broadcasting “s’en prend” cette fois aux débuts de la conquête de l’espace, plus précisément la période allant de 1957 à 1972, sur son nouvel effort appelé The race for space.
A partir d’archives de la BFI (British Film Institute), ou des agences spatiales russes et américaines, les londonien usent de dicours officiels ou de conversations avec les astronautes, qu’ils greffent donc talentueusement à leur univers musical. Cela nous donne neuf titres captivants, haut perchés, qui peuvent  -souvent- évoquer Kraftwerk et qui transportent, à l’image entre autres de Sputnik. On peut aussi profiter d’une superbe éclate instrumentale cuivrée et dynamique (Gagarin) et l’apport de voix “historiques” est certain, le brio des deux intervenants encore plus. Fire in the cockpit instaure une ambiance sombre qui elle aussi s’avère prenante, dans ses pas l’animation de l’excellent E.V.A, aux sursauts sonores bien impulsés, valide le savoir-faire entrevu.
On plane vigoureusement, pour ainsi dire, on plane parfois, aussi, dans le spatial -logique-, on quitte la planète pour explorer un espace musical inédit ou presque, tant dans le concept que dans ses textures. The other side instaure une electro-pop vivace puis atténuée, les climats se succèdent avec le plus grand naturel: on a l’impression de vivre la narration. Valentina offre une trame fine, superbe, illuminée cette fois par un “vrai chant”, celui de Smoke Fairies. C’est aussi beau qu’accompli, l’ennui n’a pas sa place dans un rendu savamment élaboré qui livre ensuite Go!, à la cadence appuyée et qui recourt à des sons synthétiques/organiques ingénieux. Sa dynamique rock, ses rythmes changeants mais qui demeurent vifs, son étayage sont parfaits, l’extase céleste guette à l’issue de l’écoute. 
Enfin, c’est un Tomorrow dark, lancinant, qui semble conclure l’affaire et mettre fin au voyage, sidéral et sidérant, avant qu’un court instrumental n’amène de la sérénité, aux airs de retour sur terre, à ce The race for space ni plus ni moins qu’éblouissant.