Haley Bonar – Last war

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Elle est jolie, elle “trace sa route”, bien entourée, depuis plus d’une décennie. Mais ce qui interpelle, c’est qu’on la qualifie d’indie-girl et qu’on la dit influencée, dans son rock tendu teinté de pop, par The Cure et les Bangles.
On met alors ce Last war signé Haley Bonar sur la platine, seule l’écoute révélant réellement l’artiste, et on prend une petite claque de nature à nous faire tendre l’autre joue devant ce rock au féminin au caractère, et au style, certains. Neuf titres savamment ornés, en premier rang desquels Kill the fun, frais et pimpant, au léger parfum, en effet, Bangles et The Cure dans les basses, nous refile déjà l’envie, pour cette “Last war”, de prendre les armes en compagnie de la dame de Minneapolis. Vive et griffue, illuminée par sa jolie voix, cette chanson introductive laisse augurer d’un contenu imprenable. Et No sensitive man, plus appuyé encore, entre allant pop-rock et discrètes touches plus “froides”, fait dans la foulée sensation. Repérée par Alan Sparhawk, de Low, alors qu’elle n’avait que dix-neuf ans, Haley souffle le chaud et le froid sur sa pop sans aucune mièvrerie, signe dans l’élan un Last war éponyme tout aussi solide. Elle marie à merveille finesse et tension, et réussit dans son entreprise même quand le tempo se fait plus mesuré (Heaven’s made for two). Elle peut même se permettre un intermède “folky” (From a cage), on la suit même si on la préfère plus débridée.
On trouve justement notre bonheur sur Woke up in my future et sa basse à la Simon Gallup, superbe réussite où on se laisse aussi “bercer” par sa voix et balafrer par des guitares mordantes. Le plus haché Bad reputation, subtilement pop, ne la distingue pas moins. Idem pour Can’t believe our luck, même si cela nous fait à l’arrivée deux morceaux qui délaissent ses penchants “wild”. La même sensation s’imposera avec le terminal Eat for free mais peu importe, Last war aura dans l’intervalle livré sa planquée de bons souvenirs (on pense aussi à Liz Phair et le compliment n’est pas des moindres), et de bons titres, pour à l’arrivée susciter l’envie de le rejouer.
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