La transe Frànçois and the Atlas Mountain à la Lune des Pirates…

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Belle affiche, encore, que le retour de Frànçois and the Atlas Mountain à la Lune des Pirates, après une première venue, il y a environ 2 ans, déjà significative. Avec pour le précéder l’excellent duo belge Joy Wellboy, la bande de Frànçois Marry s’est à nouveau distinguée par son équilibre entre transe fièvreuse et subtilité.
Mais tout d’abord, mettons en exergue la superbe première partie de Joy Wellboy, paire bruxelloise electro-pop/rock à la fois feutré et griffue, sorte d’Elysian Fields en légèrement moins velouté. Complices, Joy Adegoke et Wim Janssens se sont en effet fendus d’une série addictive de morceaux attachants, valorisés par les danses de la première et les poses du second, visiblement aussi investi que sa compagne de scène. Ce qui allait avoir pour effet de déclencher les premiers vivas de la foule, amplement mérités, pour une première partie telle qu’on peut les voir en ces lieux: de haut niveau.


François and the Atlas Mountains
Mise en bouche splendide, donc, avant le show de Frànçois and the Atlas Mountain, lui aussi sublime, traversé par des embardées africanisantes, tribales et soniques tout en gardant la superbe qui caractérise le groupe. Dans ce registre, Marry et ses acolytes n’ont pas leur pareil et le leader, habité, fendra même la foule à deux reprises jusqu’à se retrouver partageant quelques pas de dans avec une jeune fille “Lunaire”, surement aussi surprise qu’heureuse de ce moment. Bien entendu, l’essentiel des deux albums est joué et on arrive à une belle intensité sur ces embardées déviantes, couplées à la pop élégante dont la formation a le secret. C’est beau et ça transporte et ce concert permettra aux François and the Atlas Montain d’être, à l’image de ce qu’exprime un de leurs titres fétiches, les “plus beaux”. Beaux dans la pureté, beaux dans les écarts, cohérents et dépositaires d’un genre qui ne résulte que de leur talent qu’on sait conséquent.
Photos William Dumont.