Micky Green, l’efficacité electro-pop…

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On sait depuis belle lurette que notre “Lune” enchante régulièrement son public, fut-il “déviant” dans ses goûts ou plus “mainstream” comme c’était le cas hier soir pour la venue de Micky Green, australienne à l’electro-pop, dirons-nous, émaillée de tubes déjà porteurs. Qui, bien évidemment, va vite mettre l’assemblée en joie sans surprendre le moins du monde ni se montrer un tantinet audacieuse mais en instaurant, force est de le reconnaître, une carnet de scène plutôt  crédible.
Avant cela, revenons à la prestation, méritoire d’un combo belge, Pale Grey, dont la pop issue du bien nommé “Put some colors” fait sensation, entre finesse, bel étayage sonore (Red ou Green) et instants où les gars font parler les décibels. Tout ça est bien dosé, inspiré, assez enchanteur et les Pale Grey “put some colors” pour assurer une ouverture au delà du plaisant. Avec ici et là quelques incursions electro légères, qui jamais ne versent dans un excès nocif.
Uni et pertinent, voilà donc un groupe à suivre attentivement, qui aura même réussi à retenir l’attention des fans de Micky Green, gentiment charismatique, qui sans en rajouter mais sans, non plus, beaucoup de profondeur (peu importe pourrait-on dire, l’ensemble tient malgré tout la route), va aligner une série de morceaux somme toute bons, assez variés de surcroît même si la tendance reste à dominante electro-pop. La présence d’un bassiste-guitariste capable de jouer dans tous les registres, et notamment d’acidifier les compos jouées, s’avérant être un bel atout, de nature à relever une copie un peu trop prévisible pour réellement étonner. De même qu’un jeu live, plutôt authentique en termes de dispositif scénique. Ca ennuie dans les penchants r’n’b, mais la plupart du temps, le côté tubesque, l’allant des titres et la rudesse qui y est parfois insufflée font de ce concert un réel bon moment, plébiscité selon toute attente par un public inédit, au sein duquel trônent tout de même certains habitués.
On se prend donc assez aisément au jeu, pour vivre un set plaisant, voire excellent quand Micky et son groupe osent et se lâchent quelque peu, en plus de jouer des morceaux-phare de bonne facture.
Photos William Dumont.