Espardillos – Coup de pompes

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Originaire de Bordeaux et d’Orthez, mais formé à Brest puis reformé à Paris, Espardillos vient s’ajouter à la liste de nos groupes basse-batterie, souvent bons -dont certains pêchent cependant par excès de complexité, puissance trop débridée ou encore technique par trop dominante-, et vient avec cette première sortie souffler un vent de fraicheur sur la vague “basse-batt'”

En effet, ses neuf titres au groove de basse dément évitent ces défauts (si tout est ici maitrisé, on ne verse jamais dans le technicisme irritant) et, malgré l’absence de chant, égalent presque l’excellence d’un Gâtechien dans le même registre.  C’est dire le niveau d’ensemble, entre cadence “lâchée” quoique saccadée (le mal nommé Affreux beat introductif, Course à l’échalote) et élans jazzy déviants à la No means no, influence reconnue, de choix, parmi d’autres au sein desquelles on trouve, comble de la joie, Sabot ou encore Shellac voire Belly Button, paire hexagonale plus “ancienne” s’étant aussi largement illustrée.

De bons breaks et une certaine subtilité (Un mélange de t’écoutes rien et tu comprends pas), combinée à une rudesse bien exécutée et une batterie versatile (Y’a rien de pire et y’a rien de mieux) puis galopante valorisent également Coup de pompes, aux gimmicks de quatre-cordes assez imparables, aux douces échappées jazzy donc (Silicone) que cinglent des embardées plus rudes Et on profite sur neuf morceaux (dix sur le Bandcamp du groupe, cliquez donc!) de la survenue d’un sacré bon duo, dans un emballage qui plus est entièrement confectionné par leurs soins, très avenant, qui voit le finaud On reviendra c’était formidable finir le travail de façon assez bluffante, avec ses sautes d’humeur modérées.