De bien beaux et bons Bruits de Lune avec The Blue et Louise Mitchels…

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Après les Nuits de l’Alligator et leurs belles surprises, Bruits de Lune reprenait ses droits et accueillait l’electro-pop de The Blue, projet d’Olivier Giraudet, et la noise de Louise Michels, de Gagny, avec ses deux batteries.
Précédés et entrecoupés des facéties et interventions de l’équipe Bruits de Lune, dont une intervention autour des dommages auditifs, l’invitation du gagnant d’un concours de larsen (…) organisé par l’Accueil Froid, qui nous fit une démonstration de son “talent” et l’invitation d’Eskadi, groupe pop/post-rock prometteur, ces deux lives ont tenu leurs promesses, initiés par The Blue et sa pléthore de morceaux electro-pop/rock de haute volée.


The Blue

Visuellement, l’artiste est encore en quête d’une identité nouvelle, mais son set, créatif et original dans le style, optimal dans la qualité, dévoile d’imparables compositions, élaborées et jouées seul et issues d’un premier album impeccable.

En outre, sa guitare incisive épice le tout avec efficacité, alliée à un accoutrement singulier et à la présence d’une intervenante virtuelle statique mais dotée d’atouts certains. Et entre Hendrix et Kraftwerk, comme il s’auto-définit avec justesse bien que le raccourci ne puisse donner qu’une idée réduite de son registre, Olivier instaure et impose des chansons novatrices, sans défaut aucun, en laissant donc présager, une fois tout cela à nouveau étayé, d’excellentes choses.


Louise Mitchels

Suivent donc les Louise Mitchels et là, changement de registre avec, mâtinée d’humour et de dérision, une noise qui cogne, frontale de par le jeu simultané des deux batteurs mais pleine de groove et d’allant, de riffs solides et de rythmes changeants. Aussi insolites que The Blue, plus déjantés, les Louise Mitchels valent le coup d’oeil et ne pêchent, si on peut dire, que par la quasi-absence de chant; on aurait en effet potentiellement apprécié une voix à la Kim Gordon s’époumonant à l’unisson avec leurs déflagrations qu’accompagnent de relatives accalmies. Peu importe finalement, les offensives bien pensées du groupe le distinguent et font de leur gig, et de leur discographie déjà fournie, des éléments à suivre. Les effets et déviances sonores et ces cadences bien enchainées formant un tout, bardé de zébrures noisy, largement attractif.

Nouvelle bonne édition de ces Bruits de Lune qui en plus de leur intérêt grandissant sont gratuits. Le public, venu en nombre pour l’occasion, ne s’y étant d’ailleurs pas trompé.

Photos William Dumont.