TV Buddhas – Dying at the party

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Trio israelien ayant migré sur Berlin en 2007, TV Buddhas sort son tout premier album, après un EP éponyme, fait d’un rock’n’roll aux formes multiples.Influencés par le New-York des 70’s (Richard Hell, le Velvet, les Ramones et The Modern Lovers), et faisant fi du sempiternel et ridicule “sex drugs…”, auquel ils substituent une attitude “no edge” antisociale, ils y jouent un rock sans concessions, dans un premier temps franc du collier sur Let me sleep et ses airs de Danko Jones au taquet. Introduction idéale, ce morceau lance un opus assez convaincant, qui certes ne bouleversera pas le genre, mais a le mérite de tenir la route du début à la fin, le second titre, I don’t belong in this world, se scindant en deux parties opposées, l’une posée et délicate, l’autre nettement plus rythmée et vigoureuse, tandis que My life on screen développe un climat plutôt intermédiaire.

Le format bref de l’album (moins de trente minutes) favorise l’équilibre et la bonne tenue de l’ensemble, même si l’on aurait forcément vu d’un bon oeil la présence de titres supplémentaires, et I want you, bluesy et retenu, confirme la bonne impression générale. Référencé mais efficace et ne cédant en rien au remplissage ou à la médiocrité, TV Buddhas signe ensuite un rock clair (Long way down), aux guitares fines, avant de renouer avec un certain allant sur Dying at the party, qu’on sent sur le point de se lâcher complètement mais qui s’en tient à une certaine sobriété. C’est là le seul bémol qu’on pourrait émettre au sujet du disque; racé, il ne contient toutefois que peu de morceaux énergiques et débridés.

TV tonight remédie à cela en imposant une trame belliqueuse, alerte, au chant rageur, aussitôt suivie d’une plage bluesy, No edge at all, déjà pratiquée par de nombreux groupes mais plutôt séduisante dans son contenu.

Enfin, le neuvième et dernier titre, It doesn’t feel good, met à l’honneur le bon vieux rock’n’roll des familles, basique et hautement appréciable, et clôt un premier jet de bonne facture, à la suite duquel on attend cependant que TV Buddhas personnalise son propos de façon plus tangible encore.