REVOLVER – KID BOMBARDOS – KRAKATOA

0
2063

 

KID BOMBARDOS – REVOLVER



Mercredi 24 mars 2010


 au Krakatoa (Bordeaux – 33)

______________________

KID BOMBARDOS

______________________

 

Avec une moyenne d’âge proche de vingt ans ‘Les Kid Bombardos’ jouent avec une maturité plutôt surprenante. Ils s’animent autour d’un rock plein de vitalité. Ils mettent en exergue la fougue de leur jeunesse.



Le public semble déjà bien connaître le groupe, et le titre ‘I round the bend’ reçoit un vif accueil.

Les titres se suivent, avec quelques commentaires ponctuant le concert.

Mais ce que l’on constate, c’est une énergie présente jusqu’à la fin, le dernier titre est joué avec la rage des écorchés. Vincent Martinelli, dans une ronde agitée, venant chercher le contact avec les deux autres guitaristes du groupe.

Composé de David Loridan : guitare/chant, Vincent Martinelli : chant/guitare, Thomas Martinelli : basse, Simon Martinelli : batterie, Kid Bombardos est un groupe à suivre.

http://www.myspace.com/kidbombardos


______________________

 

REVOLVER

______________________

 

 

Le groupe est attendu, cela ne fait aucun doute. Les morceaux sont accueillis avec joie, et même fredonnés par la foule.

La salle est composée d’une population globalement jeune qui n’hésitera pas à se trémousser durant la soirée. Le groupe joue avec le public et une certaine complicité se met en place très rapidement.

 

 

Aux premières notes de ‘Get around town’, la foule exulte. C’est vrai que cette interprétation revisite quelque peu la version de l’album, c’est une variante plus emportée.

 

Complice avec un public qui ne demande que cela, le groupe se prend le temps d’un titre pour un groupe de bals : il nous invite à danser le slow, charge à chacun de trouver sa compagne ou son compagnon.

Avant d’entamer cette danse sensuelle, un clin d’oeil à Marion et Jonathan, qui espérons mettront les quelques minutes du morceau à profit.

 

 

L’initiative fonctionne plutôt bien, puisque les couples se forment. Câlins et bisous sont de rigueur, même chez les plus de vingt ans présents en minorité. On aperçoit même un briquet, ou deux, allumés. Je n’avais pas vu cette douce lumière, en concert depuis que les téléphones portables les avaient bannis.

 

Toujours avec humour, une pensée pour les filles, qui sont tombése sur un serial loser, durant le slow : ‘Leave me alone’. Il ne manquait plus que les pétales de fleurs tourbillonnant avec légèreté, pour que les petiotes se pâment.

 

 

Enfin la présentation du groupe débute par Max, à la batterie, ce dernier en profite pour exécuter un solo, les cordes arriveront un peu plus tardivement pour compléter le titre, et là, paf, au moment ou personne ne s’y attend le groupe reste figé. Il marque une pause, les filles trépignent, la tension monte, et paf ça repart de plus belle avec jeu de violoncelle en suspend dans l’air, pourtant c’est pas léger, ce bestiau.

 

Cette fois ils disparaissent vraiment, mais un prompt retour rassure la foule émoustillée.

 

La présentation des membres du groupe est faite : Julien dit Johnny au violoncelle, Christophe dit Chriss à la guitare et Ambroise guitare et chant.

Lors de ce rappel, trois titres seront joués dont un hommage à Crosby Stills  & Nash, et surtout une version encore plus déstructurée que la précédente de ‘Get around town’. Ce bis du titre fétiche pour finir la soirée offre cette fois un rythme plus soutenu, complété par des riffs de guitare et cris lui offrant une version résolument plus rock, le tout souligné par des salves de stroboscope, et une explosion de jeu de lumière.

 

Le concert prend pleinement sa dimension unique que l’on ne retrouve que rarement sur CD.

 

 

Si par hasard, je n’ai pas été suffisamment convainquant pour vous dire que la soirée fut plus qu’agréable, je vous invite à faire un tour sur la toile, car vu le nombre de damoiselles et de damoiseaux munis d’iPhone, il serait étonnant de ne pas trouver une petite vidéo sur un blog, avec comme accroche  « Trop grave top hier soir ».

 

http://www.myspace.com/popdechambre

 

______________________

 

Merci à Kid Bombardos, à Revolver et au Krakatoa

Crédit Photos : Thierry