Pauline CROZE – Un bruit qui court

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Un ange passe, ou ne serait-ce qu’un bruit qui court…


Un appel d’air vient de se produire, comme une vague rafraîchissante, une brise légère, un doux baiser. Le mois de décembre semble avoir basculé dans la chaleur de la voix de Pauline CROZE.


 


Il se met à neiger des baisers, comme une écharpe qui vous enroule, cette belle voix vous réchauffe, au plus profond, avec une part animale et tribale dans les graves qu’elle va puiser pour se désaltérer.


 


Pauline CROZE fait corps avec sa voix, détachée, libre, un instrument à part entière.


Elle s’exprime en douceur, dans des titres comme « Décembre » « Légère» ou « Baiser d’adieu », ou bien elle laisse transparaître une rage contenue dans « Un bruit qui court »


(Un titre ou l’on se prend parfois à entendre le souffle d’un zeppelin, même de plomb).


 


Un mouvement perpétuel s’installe sur le fil de l’album, et lorsque des sonorités jazzy pleinement assumées (« Sur ton front », « Les gens qui jasent »), font leur apparition, la voix de Pauline CROZE se fait saxophone et prend les chorus sans que cela dénote.


 


Après un premier album déjà sublime, « Mise à nue » co-réalisé avec Edith FAMBUENA (Les valentins, Etienne DAHO), Pauline CROZE continue de creuser son sillon dans des thèmes déjà effleurés.



 


 


Elle nous parle de ses états d’âmes mélancoliques à travers un automate désarticulés (« Faux Contacts »), mais aussi la vie, qui reprend ses droits à chaque renaissance (« Jour de foule », « Nous voulons vivre »), on retrouve des histoires d’amour tout en douceur (« Décembre », « Légère • Soulève moi »), puis viens le temps des départs (« Baiser d’adieu »), chanson réalisée avec Arthur H.


 


Pauline CROZE nous trimbale dans sa valise, on part en voyage, on se laisse entraîner par une musique qui semble venue d’ailleurs.


Une musique sans concession, libre, et qui vous installe sur un nuage, entre luxe calme et volupté, et, jusqu’au paradis, qu’elle chante dans le dernier titre « Valparaiso ».


 


Une seule impatience, la revoir à nouveau sur scène, là où ses chansons prennent réellement leur envol, comme ce soir d’avril 2005 en banlieue parisienne, où je découvrais vraiment Pauline CROZE, après une première partie assurée par Christophe Mali seul au piano et pour finir avec Alexis HK, quelle belle soirée.


 


Fab’


 


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