Louis Liard 2005 – Julep Tonic

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Quand j’ai trouvé le Louis Liard Magazine (with a “CD inside!”) sur mon bureau, j’ai cru au départ que c’était seulement un livret avec les paroles et les “crédits” du CD, mais j’ai lu des textes en français et en anglais, des nouvelles et des poèmes tristes et gais, violents et pacifistes, des dessins politiques et énigmatiques… et l’interview exclusive de l’acteur belgo-américain le plus “aware” de la planète. Mes préférés sont: “Apologetics” de John Bavaro qui est une vision très fine de la manipulation par le langage (le début du totalitarisme?), “Donuts” de Onnaca Heron (un 1984 des années consuméristes) et “Plus il pensait à elle…” de Guillaume Laidain (parce que c’est tellement…vrai! non, il n’y a pas
d’autre mot).

Ce numéro est sorti en janvier 2005 et on peut se le
procurer, ainsi que les numéros précédents, en écrivant à
louisliard@gmail.com.
(ndlr: adresse mise à jour en 2007)

Il ne faudrait pas oublier le CD qui joue aussi sur le mélange des genres, entre ce qui est communément appelé “la chanson française” (“Le retour” de Jon Smith, “Le père noël est une ordure moderne” de Nicholson) et la folk (“Siamese hearts” de David Karsten Daniels, “Magdalena” de Diamond Star Halos,…), il y a aussi du new punk (“Attention” de Aléatoire), de la pop plutôt british (“Twisting Daisies” de People On Holiday) et même des influences de la world music (“Montréal my love” de Caumon avec Déborah et les Üblots ou dans un autre style “Bonne étoile” de Lekuk 40 et les Aktionerfs). Certains morceaux surprennent parce que le chanteur passe de l’anglais au français (“Ma tutrice” de Kapow! Music) ou parce qu’ils sont des versions décadentes de mélodies qui semblent se “dé-composer” au fur et à mesure (“Toxic piles of crap” de Ra, “Darling” de Dirty Work).

ce projet est une très bonne idée franco-américaine. Pourquoi devrait-on toujours cloisonner les arts et les pays?
Et oui, c’est ça aussi la mondialisation: la possibilité pour des artistes de rencontrer directement des lecteurs musicophiles en faisant fi des distances. Ce CD nous offre une fenêtre sur le monde et c’est pour ça que moi, j’adore.