Plus j’écris plus j’ai la flemme, plus je live plus j’ai envie d’écrire. Etrange. Bref. Hier à la Lune me suis pointé, ordre inversé donc DJ en premier j’ai décanillé et vers la Biscuiterie roulé, le temps de rater Hong Kong et ses pérégrinations soniques osées mais aussi, juste à temps, d’attraper Brainrot Cowboy en duo trip-hop/noise/électro allumée largement valable. J’ai, de plus, trouvé une cepla pas loin et j’ te dis pas comment, ce soir, j’ai roulé d’un lieu à l’autre. Un véritable électron, aussi libre que possible, en quête de sons inédits. La paire de Bruxelles m’en refile, à volonté, au gré d’un set qui baise la norme. Je l’en approuve, la chanteuse mutine et son acolyte butine et nous voilà transportés dans un espace salvateur. L’insubordonné j’affectionne, un gaillard d’ici me remercie de tout l’temps êt’ là. Normal billoute, ce son-là je m’en caresse les gougouttes. Calculateur j’ai assuré, j’en tire de grandes lampées et j’ai même eu le temps d’apercevoir Benoît qui depuis son CBA tire de la Belge (je parle de bière, pardon la bienséance…) avantageuse pour le palais. Brainrot Cowboy dévie, un coup d’œil à ma montre et je regagne le Scenic pour prestement, rallier la repère à pirates.


Brainrot Cowboy
Je galère, contrait à me parquer côté (défunt) kébab du Pont Neuf je me hâte et là encore, déboule juste in time pour voir les Anglais de Moreish Idols, privés d’un de leurs membres malade, nous jouer un set pas loin du bricolé parfois, pop à la flute (traversière), expé et caressant, débridé et patiné. Bonne humeur et musicalité stylée sont de mise, le spectre sonore est ouvert. De passages façon The Smiths ou almost, racés, en écarts fréquents et poussées post-punk distinguées, Moreish Idols groove avec pas mal de prestance. A ma droite une petite dessine, chou comme tout. Le poto psy est là aussi, le quintet devenu quatuor conquiert la Lune et si j’ai d’abord hésité, à l’issue j’approuve ses créations et ce, entièrement. Moreish Idols a le mérite de varier, sans cesse classieux, et d’étirer un éventail de choix. Il a du chien, levant la teuté je shoote aussi Adam (El Mutant bien sûr, Adamo El Mutanto pour les hispanisants) qui derrière la console s’affaire. Ayé, pliée est l’affaire et je peux m’tirer satisfait, Punch Pirate dans l’cornet, au terme d’une fin de semaine que la fatigue n’a qu’à peine écornée.


Moreish Idols
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
