Maddy Street ne manque ni de matière, ni d’arguments. Franco-britannique avec à son actif 2 tremplins nationaux, 3 années de tournées cumulant 150 dates, iel vient compléter ce beau début de carrière par la sortie d’une mixtape intitulée “No Limits”, dans laquelle iel sortira un nouveau single tous les 2 mois en 2026…

1. De quoi vient MADDY STREET ? De la colère, d’une mauvaise ère, de choses dont on désespère ?
Maddy Street, vient de moi, mon nom, mon prénom, ma vie, mes pensées, mes réactions au monde qui m’entoure.
2. Tu as déjà à ton actif 2 tremplins nationaux, 3 tournées cumulant 150 dates et 3 eps. Quel regard portes-tu sur cette avancée significative, à l’heure actuelle parviens-tu à vivre de ton art ?
Je vis de ma musique depuis 4 ans maintenant, ce dont je suis super fier en tant qu’artiste indépendant. Je sens que la suite va être belle aussi, et j’ai la chance déjà à mon échelle d’avoir une belle communauté autour du projet, et j’essaye de me rappeler tous les jours à quel point je suis chanceux d’avoir tout ça.
3. Ta mixtape nommée « No limits » sort le 6 novembre, est-elle à l’instar de son intitulé « sans limites » ? C’est en tout cas l’impression qui à l’écoute en ressort…
Je pense oui, je voulais explorer plein de styles, plein de sujets, et partir dans tous les sens. En vrai musicalement c’est ce qui m’anime le mélange de genre, de langue, d’ambiances…alors pourquoi se limiter?
4. De quoi y traites-tu, emploies-tu telle ou telle orientation musicale en fonction du propos projeté ?
Beaucoup des sons parlent d’une forme de mal-être vis à vis du monde de brutes dans lequel on vit, de rage face à cela ou de tristesse, mais je le fais à travers des sonorités quand même punchy ou dansante, ce qui je trouve représente bien la manière dont ma génération traite de toutes ces questions là. On se rend compte que le monde est absurde, mais on continue à faire la fête et faire entendre nos voix.
5. Dans l’esprit et en termes de démarche, existe t-il des projets dont tu te sens proche ? Considères-tu qu’avec MADDY STREET, tu es d’ores et déjà arrivé à imposer une vision, une approche bien à toi ?
C’est dur de s’identifier totalement à un.e autre artiste en terme de parcours, car tous les parcours des artistes émergent.e.s que je connais sont super singuliers, on réinvente les codes constamment. Mais si je devais choisir quelqu’un ce serait surement Théa, une artiste que j’adore et dont je vois l’ascension comme une victoire pour tous les artistes Queer/Alt/Niche et la preuve qu’il y a un public prêt à remplir le Zénith pour ce type de projet.
Je trouve qu’en effet ma DA est plutôt claire; on me dit souvent qu’elle part dans tous les sens, mais justement je trouve que c’est ça ma force, mon énergie, mon hyperactivité, mon incapacité à me cantonner à un seul style, et ma volonté de toucher à tous, à tous les niveaux de la création musicale.
6. Comment abordes-tu le live, visiblement primordial pour toi ? Comment tes prestations ont-elles été accueillies jusqu’alors ?
Le live est de loin ma partie préférée de mon projet, elle a été primordiale à sa construction; je compte bientôt 200 concerts à ma carrière. Je me sens si libre sur scène, si bien, et j’ai l’impression que le public qui me découvre est friand de cette énergie et a besoin de ça aussi. On crée ensemble des moments de lâcher prise totale et cela à chaque concert, et j’en suis ravi.
Photos Emma Birski

