Produit de manière étonnante par A.G. Cook, l’un des pionniers de l’hyperpop et bras droit de Charlie XCX, le nouveau DIIV prend de ce fait des teintes inédites qui greffées à son shoegaze à reflets pop éclatants, émerveilleront l’amateur. Le constat s’impose dès The Fountain (de jouvence), mélodiquement superbe, shoegaze oui, hyperpop presque autant. L’équilibre, comme à la parade, est de suite trouvé. Et je ne parle pas de Kid, touchant, ondulant, sucré et traversé de guitares noisy. Merveilleux. When The Glow Came For Us ne l’est pas moins, spatial, peaufiné, finement saccadé. Brumeux, aussi, et serti de notes hyperpop crissantes savamment distillées. DIIV se surpasse, opère une mue naturelle, et nous joue un Dare Me shoegaze 90’s du plus bel effet. Ses petits motifs étoilés le valorisent, avant The Crash et ses tons à la My Bloody Valentine. Trillions suit avec allant, bruyant et mélodieux à la fois. On s’incline.
On a alors passé le mitan, sans voir passer le temps, d’un effort magistral. Us Against You flotte dans l’air, fait valoir ce mix entre identité DIIV reconnaissable et apport extérieur. Evangelizer, nacré, d’une pop superbe, brille dans le noise. Underground, psyché, au ralenti puis plus affirmé, plus « sali », séduit avec autant de prestance. ZIRP! est un must, nul besoin d’être devin pour l’affirmer. My Star trace, shoegaze et je me plais à répéter ce terme tant DIIV y excelle à chaque occurrence. L’élan se brise, le climat se perche. Puis le terme, derechef, galope sur des airs enchanteurs. Idiot In The Sky peut clore dans le tranquille, il le fait avec allure et se fend malgré ses abords posés d’envolées soniques notables. C’est ici la perfection qui récurrente, inonde ce ZIRP! de très haute volée.

©Louie Kovatch
