Après avoir ravagé le Minuit Avant la Nuit dans ma ville, en juin dernier, TVOD se fend d’un album pourfendeur. Suite à un amorce animalière, on dirait en l’occurrence le french governement, Clorox sème un pOst-punk à l’entrain décisif où les voix s’acoquinent. En moins de deux minutes, urgentes, l’affaire est pliée et les synthés étayent la dégelée. Wet Brain, aux abords presque pop-punk avec de la rage dedans, fait lui aussi forte impression. Puis vient Rerun, qui sur le festival précité nous a tous fait gigoter grave. Imparable. Du son addictif partout, une basse qui reptile. Bottomless Pit, fonceur, défonceur. Du riff appuyé, de l’intensité et après ça une autre salve: Natalie Portman, façon The Horrors de Primary colors. J’adore.
A l’exacte moitié de route TVOD rafle déjà les suffrages, Rotten de sa modération mélodique assure la suite sans vacillement aucun. Pilots, plus vivace, conjugue ire et belles notes. The Farm déroule, saccadé, enflammé aussi. L’efficience est science, de TVOD je n’attendais pas moins. Crab le popise un peu, mais pas dans le rangé. Son refrain se retient. Meetings à l’avant-dernier rang fait le nécessaire, à son tour, pour maintenir un niveau élevé. Counting Sheep (Bed) se permet alors une fin posée, pas loin de la folk, doté d’une belle dose de ressenti, à l’issue d’un disque intégralement convaincant.

