VARSOVIE plus que jamais vit, son sixième album est là! Notes pour plus tard est son nom, on le retiendra pas besoin de post-it. Surtout qu’un chant à la Virago singularise Notes pour plus tard, titre éponyme donc, en amorce. Cold, post-punk, grenoblois. Nul besoin de plus. Treize Collines, urgent lui aussi, gravi sans difficultés. Avec des textes, des vrais. Unica Zürn maintient le cap, notez-le donc pour plus tard. Varsovie joue prestement, Partout les chiens mord et n’en démord pas. On sent de la colère, de l’amertume, de nature à nourrir le propos. Grégory Cathérina & Arnault Destal tiennent bon, indés, sans s’incliner. Surtout pas. Le son est leur atout, la plume les légitime. Stress rassérène, la tension persiste et la cadence l’enracine.
Avec 1988 guitares bavardes et écrits signifiants, rafales de rythmes et style assumé forment un tout solide. La Battue après ça se saccade, ponctué par sa basse. Il hausse le rythme, le baisse ensuite, poste des ruades agitées. Varsovie est en verve, après toutes ces années son approche ne peut se contester. Présence aboutit son disque, à aucun moment le régime n’a baissé et il importe bien entendu, à l’issue, de saluer la continuité et l’authenticité d’un duo performant en tous points.

