Alien Tears est depuis 2024 le projet solo de Robin Boulay, basé à Tours. Je l’ai vu live dans ma ville, au Charleston, pour un bien bon moment, au début de l’année en cours. J’ai aujourd’hui son premier album à avaler, taillé dans une matière cold et dark fiable. Cyanide le fait d’emblée remuer, vif et entrainant. Le chant est froid, les nappes sans surcharge et immédiatement attirantes. J’aime les titres alertes, ici j’en aurai pour ma moulaga. Plague en est, je retrouve dans ce disque l’attrait émanant du concert entrevu. Synth, goth et post-punk sont de la partie, quelques boucles un brin 80’s idem. Fin bien. Crash trace à son tour, sur la galette en présence on traite de sentiments défaitistes et j’ai bien l’impression que ça lui donne du coffre. I Know It’s Hard To Understand n’y manque pas, suivi d’un Celebration sur rythme claquant.

Alien Tears@le Charleston
Uni, Landmines couronne Robin. Explanations (Kill The Feeling), en son exact milieu, en confirme la forme optimale, la vitesse de jeu qui écarte les temps morts. Sleeping Pills, loin de l’endormissement, fort de gimmicks attachants, persuade autant. Lend Me Your Eyes s’inscrit dans la même veine, sans trop de variations Landmines séduira pourtant sans peine quand bien même il en porte, dans le mot. Facing The North ne décélère pas, loin de là, et son froid me rassure, sécure. Je m’y sens at home. City Hostile, ça m’évoque ma propre city, me parle. C’est quand même pas mal, à l’écoute d’un skeud, de se sentir concerné. J’ai en outre le bonheur d’accueillir un terme percutant, là où d’autres faiblissent, sous la forme du titre éponyme. Robin a de plus tout géré par ici, ça ne le rend que plus méritant encore…

