Abby Detrich (vocals) et Max Detrich (bass, drum machine), basés à Baltimore, forment SLOT. Un duo donc, insubordonné, dance-punk, grésillant, que ce Dry Swallow honore et fait valser. Il y a là dedans du Kills, du mutin (Stuck In Your Head) et l’amorce, sans plus attendre, livre un Jewelry sur basse offensive et vocaux furieux tantôt plus sensuels. I Like My, dans l’élan, se saccade en mode -presque- hip-hop. Il louvoie, groove grave. Le fracas est de mise, bien orchestré. Ca scratche, la fusion guette. Le malaxage des genres prévaut, Yapper s’en vient talocher une trame canaille. SLOT se démarque à coup sûr, Food nourrit à son tour et avec prestance -façon Nova Twins dirai-je- un ensemble qui tient la route mais la quitte aussi.
Avec Exit les ruades se glissent, la lacération sonique s’impose. Appuyé, le track entérine la portée d’un album à s’envoyer d’un trait d’un seul. Une tirée de marque, sans politesse superflue. Dry et ses sonorités 80’s, ça et là, lui assigne d’ailleurs allure et valeur. Il se tempère, plus séducteur, avant de prendre la tangente. Il revient alors à Bad de fermer la marche, sa massivité alerte permet une terminaison là aussi impactante. Le chant se révolte, les sons une dernière fois dévient et SLOT rafle la mise sans contestation envisageable.

