Holy Wave vient d’Austin, il malaxe les genres et ainsi captive. i’m DADA, son nouvel opus, regroupe dix titres que US 54 amorce dans une finesse psyché suivie d’élans brumeux délicieux. s33.u.in/HAL, de scories hip-hop en patine folk, confirme l’évasion. Des déluges shoegaze l’ornent, puis happy song distille sa coolitude aérienne. On s’y scotche, ses chants sucrés et incrustes acidulées nous y contraignent. first DAE, pop à la Boo Radleys, s’illustre lui aussi. Les mélodies, légèrement bancales, font mouche. De partout fusent des notes enivrantes, la lenteur chloroformée de lull et sa fin noisy faisant à leur tour sensation.
L’élixir est bonnard vous l’aurez saisi, l’éponyme i’m DADA larguant là un rock sous brillance qui contribue à le parfaire. Des troués arrivent, puis unison s’élève dans une spatialité délibérée. Holy Wave a collaboré avec le duo expérimental Lorelle Meets the Obsolete, ça s’entend évidement. too one le prouve, hybride, dub et enfumé. to the other lui fait suite dans des phases sous éther, dreamy. Enfin et pour entériner l’audace d’ Holy Wave dewey’s dirge, de son indolence peaufinée, termine le tout en se parant d’ajouts bruitistes, histoire de sacrer une formation confirmée dans son approche.

