Des boîtes à rythmes aux sons réverbérés, des amplis Roland JC50, des effets de flanger, des guitares acoustiques à 12 cordes branchées sur des amplis aux sonorités glacées et une bonne dose de chorus. M’en faut pas plus, me voilà à explorer le nouveau et onzième Pond. Pépite. Skyworks, d’abord. Branché sur B.A.R., aussi fin que rock’n’roll. Ouverture iédale. Casuarina, filant et grésillant. Bruyant et rapide, sans omettre le mélopées un peu à l’ancienne. Impeccable. L’étayage synthétique, perfect. Des vrilles de sons. Through The Heather, psych-pop enivrante. L’Australien a du chien. Des volutes, qu’on ne peut ignorer. Two Hands, à la Sisters of Mercy ou presque, avec du groove dedans. Du subtil, pris dans un flux rock. Des guitares qui tranchent, des airs qui plairont. Tout pour plaire, même et à vrai dire. Des brisures, des fantaisies soniques. Roebuck Plains, d’abord folk. Puis pop-rock au taquet, émaillé de motifs saisissants.
A la moitié du truc j’ai déjà voté, bulletin Pond dans l’ urne. The Fatal Shore me conforte dans mon choix, Tourmaline et ses notes 80’s aiguisées pas moins. POND assure, sa longévité et son savoir-faire lui portent crédit. Terrestrials, éponyme, file bon train. Il riffe, laisse ses sonorités voleter. Ce Terrestrials est indispensable. Personal Hell le charpente à son tour, poppy, vivifiant. L’ornement est à nouveau soigné. Les ritournelles séduisantes. Il reste à bien finir, zéro souci puisque qu’on a pour ça un Nashville (I’m Dying) massif comme mélodieux, joliment rétro en guise de cerise, physique et aérien à la fois. Exempt d’erreurs, Terrestrials sacre -encore- POND et imposera à coup sûr des écoutes répétées.

