ABSTRACT GUITAR NOISE FROM ANONYMOUS PROJECT, prétend le Bandcamp des précieux Celluloïd Records. Soit, moi j’y vois le sieur Nathan Roche, excellent il y a peu dans ma ville, en LIVE et en version solo bien wild. Ici, le contenu est différent. Il tient en de captivants et erratiques gratouillis, astra et son blues dépenaillé qui m’évoque certaines notes du early Sonic Youth ne laisse d’ailleurs gère planer le doute. amarantha non plus, tout aussi dépaysant. Direction l’Asie dirait-on, sur une brève durée, avant ce anesthesia à nu lui aussi. nqthqn tente, nous tente, puis nous retient. Il y a dans son intense dépouillement quelque chose qui à rester au contact incite, un trip à l’inédit attrayant. aka en fait montre, aura de ses recoins sombres sur jeu libre aussi. agrostemma, au mitan, confirme le vagadondage sonore de l’artiste.

adversaria, presque hispanisant enfin, c’est ce que je lui trouve et y entends, vacille et fait preuve de charme. ana reste dans cette veine « chercheuse », l’unité exigeante de l’album peut rallier mais tout autant faire fuir. Etre averti est un atout, comme le démontre ayurveda et ses frémissements répétés. La pièce est singulière, alba la tire vers le haut et réitère cette guitare sans gouvernail qui dotée de voix déviantes aurait selon moi plus fière allure encore. asthma, fidèle à l’ensemble, ne dénote si je puis dire pas. Quoique si, vous m’aurez à l’évidence compris. aa in reverse se destine à une minorité, celle de ceusses aux oreilles éduquées. aa le termine, ses crépitements sombres tantôt agités nappés de fines incrustes validant tout à la fois la différence avérée de l’objet et la forte propension du bonhomme à s’illustrer dans des registres très tranchés.
