Chafouin, vous l’savez bien, y fait/font rien comme les autres. L’occasion de le prouver une fois de plus, avec ce Chafouin Orchestra…bourré (de featurings), pété (de voix, de sax, de flute et de violon), peinturluré par Claire Gapenne de chez Terrine, était trop belle. Nous voilà devant un OSNI de 26 minutes nommé Opus en mi bémol (ben voyons!), orcAustral, symphonique la norme, entièrement captivant. Ses voix lyrisent, ses instruments font dans le champêtre et bim-bam-boum le bazar s’emballe dans une sarabande digne des pays de l’Est un soir d’ivresse. Ou, encore, de l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp. Le terme crisse sévère, mais en gardant sa prestance. Admirable, une pièce de bravoure irai-je même jusqu’à dire. Fuck fascism donc et…terminé déjà?

Eh ben même pas mon bellot! On se cogne à c’t’heure Acoustic version (cd bonus, tu sais de ce fait « qu’est-ce qui t’ reste à faire ») tout aussi cordée, désaxée, médiévale par bribes et avec marque, possédée, peut-être même plus paroxystique encore que sa formule initiale. Un fatras de donjon, un grand plongeon dans un entrelac de sauvageon(ne)s. Par chez moi, dans ma chaumière, Chafouin Orchestra résonne et de ses trames polissonnes, perturbe mon voisinage dont le pain (badigeonné de merde) quotidien semble être être plus proche des Gim’s et autres Booba.
