Mont Loser provient de Paris, et nous fait le coup du debut album de qualité fatale. L’objet a pour nom Confessional, il se lance avec prestance quand retentit le grunge crissant de Never Guess. Allégé par le chant de dame, le morceau rue et bruisse, avant qu’un organe de bonhomme n’y éructe. L’amorce excelle, relayée par Club Life et ses débuts pop claire que suivent des bourrades noise. L’alternance est parfaite, la voix encore ici plaira. Le Français s’invite, masculin. Les giclées nourrissent le track, on lui accorde nos faveurs. CIA, vivement saccadé, voit le trio parfaire son ouverture. Les vocaux se complètent, un peu comme chez Drive Blind. La force est évidente, le bruit fervent. Loana, également écorché, va bon train. Le rock de Mont Loser en fera des vainqueurs, il violente avec assez d’allure pour qu’on reste en phase. Tiny Screen, de motifs cold en urgence punk vociférant, nous y poussera d’ailleurs.
Au mitan todo va bene comme disent nos voisins de la Grande Botte. Wide Awake riffe torride et saccage tout sur son passage. Au bord du hardcore, hurlé, il trace et lézarde. L’impact se renforce encore, You’re gonna hear about me again n’est pas moins alerte et ses secousses loin de foirer leur tir atteignent le mille. Les chants une fois encore s’allient, leur effet est perceptible. Il est rare, sur Confessional, que baisse la tension. Painkillers, shoegaze aux tempo variés, le démontre avec la même portée que le reste de l’opus.

La fin n’est pas loin, jusqu’alors l’écoute n’aura perdu personne. Confessional, éponyme, maintient le cap et ça n’étonnera, là non plus, pas grand monde. Grungy et mélodique mais tout de même hérissé, orné de guitares changeantes à l’instar de ses rythmes, il porte la touche finale. Reste toutefois Time After Time, de Cyndi Lauper & Rob Hyman, au menu. Une cover 100% MONT LOSER, rock’n’noise, portée par ces vocaux à deux et cette énergie bien -mais pas trop- jugulée qui font le sel de l’ensemble.

