RAYA crèche à Madrid, il dégorge un rock de teneur punk que ce Raya 2 étale sans se vautrer, pas loin d’un Seguridad Social mais en plus punky, alors que…l’orgue, dirait-on mais je peux me tromper, fait ici le sel du groupe. CRANK, ouvrant, le met d’ailleurs largement en scène. L’usage de l’Espagnol dépayse, ce qui accentue l’attraction exercée par le rendu. Les choses en l’occurrence se disent vite et bien, en une durée restreinte. COMPLOT s’en charge vivement, ses ritournelles font effet. CRISTALES, au delà des deux minutes mazette quelle audace!, reste dans ce ton singulier et efficace à souhait. YA NO ESTÁ trace à son tour, il est rare que nos voisins ibériques rétrogradent. On les en loue, leur galette n’en est que plus porteuse encore. PLÁSTICO se saccade, sa section basse-batterie pulse pour notre plaisir.
On dévale alors la deuxième pente, lancée par un UNA VEZ MÁS d’abord lyrique, de trame narrative. Il apporte un plus, CIUDAD DEPRESIÓN revient ensuite à un ton bien plus offensif. Attends un peu je reprends un TUC, tu sais ces gâteaux apéro ‘il est 18h54)…bon bref voici venir FLÚOR et ses grésillements presque indus. Raya se démarque à coup sûr, ici il riffe cru et ses sonorités valsent sauvagement. PERDÓN de sn allant punk-rock accélère d’emblée, ses textes sont déclamés rapido. La fin se pointe à ce moment précis, NO PASA NADA la castagne et dans le même temps, sert des gimmicks fatals et loopings osés. Validé.

