Après deux ep’s Gurl sort son premier album, enregistré et mixé l’album sans aucune intervention extérieure, au sein du studio d’Alexis Riey, batteur du groupe. Ouvragé dans une pop à guitares dont les mélodies enchantent, énergique, celui-ci dévoile treize titres et passé Intro, ouverture bricolée, un brin énigmatique, sort de sa poche ce CITY CALL rutilant. 90’s, rapide, légèrement grungy. WINTER le suit en s’habillant, dans un premier temps, d’une folk que la pop relaie vivement, parée de chœurs joliets. Les p’tits lingots vont s’amonceler, rares seront les temps de retombée. 195, toutefois, se modère assez ouvertement. GLOWING ROCKS reprend ensuite le fil d’un rock vitaminé, fervent mais sans jamais rejeter les mélopées. IF I HAD TO WRITE YOU A SONG, lui, fait dans le sentiment vêtu d’or un tantinet Beatlesien, de ressenti aussi.
Plus loin FORECAST riffe sec, entrainant. La qualité est reine, TREASURE se montre lui aussi alerte. Les chœurs reviennent, judicieux. Bien ficelé l’album déroule, validant les aptitudes de Gurl. STREET’S DREAMER fait de même, on sent et on entend une formation heureuse de jouer à l’unisson. Des breaks façon Boo Radleys se placent, renforçant le track. TOMORROW I WILL, folk/lo-fi, étend l’envergure du trio. LIAR joue une pop-rock indie cachetée, noisy, de bonne cuvée. On n’ira surtout pas ergoter, Gurl exprime là un potentiel conséquent et nous fait don d’une série sans creux.
CASTLE actionne le clap de fin, d’ailleurs, sur une dernière bonne note, soignée autant que franche du collier, qui ne fait qu’enfoncer le clou.

©Rémi Sourice
