ANTIFER j’en avais déjà parlé, dans ces colonnes, pour l’excellence de son Dirty Dents De Scie. Sur ce Stella Mantis la perf'(ormance) est renouvelée, décuplée même puisqu’il s’agit là d’un premier album. Huit titres le composent, l’éponyme d’entre eux déboulant first avec dans sa besace, synthés affolés un tantinet célestes et rythme claquant sur textes à l’existence et chants associés. La recette qui tue. Un Mercredi Noir plus pépère, mais pas moins concluant. De mots inspîrés en nappes infusées, le trio prouve que son son rang, chez Icy Cold, est loin d’être usurpé. Grand Voyage synthe sévère, s’assène façon 80’s et propose lui aussi un trip valable. Carré, aussi punk que robotique, ralliera également. Il n’y a là que du bon, c’est carré, carré, carrément estimable et le track s’entoure de bribes de voix éthérées.

Sur le second volet L’Ère Du Cyclope, en ruades démentes et hagardes, affirme la portée. Le Secret, électro-pop filante, fera de même tout en se cuivrant. L’unité est de mise, la norme recalée. Sans faute de gout ANTIFER soit Anthony Loridant, Romain Glaser et Carine Rosa performe à sa main. Nos Visions impose la sienne, ses volutes de par les nuages aussi. Et, as usual, des écrits de valeur. Amor Fati à ce moment clôt la série, de synths volants en vocaux dépaysants. Stella Mantis, de qualité brevetée, mérite bien des égards.
