Formé à l’heure où ses membres n’avaient encore que 16 ans, composant ses premiers morceaux dans un presbytère reconverti (ça, déjà, ça m’attire…), Man/Woman/Chainsaw valide ses aptitudes tout au long de ce Cannonball où mélodies ferventes, instrumentation non tenue en laisse et errance porteuse font le bonheur de l’écoutant. Allez, dès Only girl et son violon joyeux sur pop d’euphorie on se laisse piéger, alors que du noisy s’incruste. Canyons, plus calmement, affirme l’attraction. Oh, il a tout de même du nerf! J’adore. Goddamn, Lizard Man!, avec son rock détraqué/stylé, ses touches douces et fissures alors que le chant vire au crooner destroy, fait mouche son tour. Idem pour Lighter, proche d’un Elysian Fields option peinarde de par son climat. Nosedive hausse ensuite le rythme, indie pop jouissive à vocaux associés. Merveilleux.
Cannonball on ne s’en remet pas. Get Up and Dance, en son mitan, claque une ambiance déliée à la fois folk, sensible et aérienne. Sa fin s’emphase, imparable. Snakebite, court mais de choix, se saccade joliment. Flick of the Wrist joue avec les notes, laisse la voix s’illustrer. A chaque titre on adhère, sans retour possible. Les riffs ici s’appuient, le violon, lui, persiste dans la séduction. The Thing rocke, on dirait Deus alors sachez-le le rapprochement est flatteur. Still Angry fait dans l’élégance, son terme opte pour du plus offensif. Me voilà conquis. Enfin Something Else to Give, ultime fournée à mi-chemin du rentré et de l’impactant, que le violon (décidément…) orne somptueusement, offre une fin digne de tout ce qui le précède, pliant l’affaire sans coup férir.

