Au Murmure du Son 2026, pour la 17ème lampée de live en terres eudoises, j’ai vu. Cette fille, criant à gorge déployée toutes les paroles d’un LAST TRAIN flamboyant. Ce gaillard à t-shirt Dinosaur Jr, ça dénote ici et j’adore parce que les fans d’indé invétéré, aux alentours du château, bah c’est pas légion. Un autre au tissu Refused, mazette! Y feraient du bien, eux aussi, par ici. J’ai écouté Romance et Dééfait, lors du trajet, histoire de m’ambiancer. J’ai visité. Ce petit parc en contrebas, les chiottes aussi de l’auberge de jeunesse (où mes tofs du Murmure furent en 208 exposées) parce qu’envie pressante. J’ai conversé, avec cette jeune de L’Informateur elle aussi accréditée. Superbus tiens c’est marrant, j’ai en un autre temps listené leurs albums et leur presta ne me déplait pas, ça joue faut dire! J’ai erré, rejeté tantôt. Julian Marley, le « fils de bah ouais t’sais la légende » moi j’m’en fous. J’ai entendu, Living Colour dans les enceintes du bus à étage, là, et ça aussi ça réjouit les écoutilles. J’ai roulé, de St Val’ le taf jusqu’à Eu la ressourçante. San Severino, pas mal du tout le bougre, m’en a récompensé. Un bon jeudi, pour débuter, que j’écourterai car fatigue; l’Accueil de Jour ça éprouve, passionnant mais long en heures, et les trucs genre Celtic machin-chose ça me gave sévère. Trop prévisible, à l’instar d’ailleurs d’un Joseph Chedid. Lisse. J’écris en vrac, l’ordonné ça ennuie non? Au passage, après un kébab à Airaines j’ai vu la France dominer le Maroc. Trop bon.


San Severino/Deportivo
Allez le Friday je redéboule, j’ai roulé bien vite car horaire serré au CHIBS et Deportivo ouvre le bazar. Je peste après les travaux en ville, me gare et galope car les premiers riff du clan m’arrivent depuis la rue. L’excellence rock french. Et mister Arnaud Fournier, svp la cantonade, à la trompette. Après ça Radio Byzance et croyez-moi c’était autant Byzance que Radio…mondiale. Au point que surgissant au merch, suite à la presta, je leur ai acheté le pack t-shirt plus CD, sitôt shooté par leur violoniste. A chaque occurrence Murmurienne, eut’façon, Radio Byzance ose et cartonne. Après ça ronronne, ça retombe. Broken Back, trop poli, trop policé. Agréable, mais dénué d’aspérités. La Brigade du Kif ça joue, ça groove, des potes aux Fatals Picards me glisse Seb’ Remond le copain euh mec ça les met pas au dessus hein, loin de là même! Pis les cliques à cuivres, sincèrement, on en a parfois plein le tuba! Contraste dans les ressentis, c’est tout moi ça. J’aime nuancer, passer au crible; rien ne m’est acquis. Last Train met le zbeul que j’attendais, à grand renfort de riff serrés. Le rock, vecteur de colère. Puis cette fille, citée plus haut, qui chantante m’a tout l’air d’avoir tout saisi de leurs mots Et maux. Un passage au Proxy, ceux qui me lisent le savent, et vroum vroum direction la capitale picarde. Ce fut bien bon!


Public/Radio Byzance
Mazette j’ai bien sleepé, arrivé tôt j’entre chez le coupe-tif après au LIDL avoir acheté pêches plates (excellentissimes) et jus d’ananas (même sentence). C’est une première en ce lieu, boule à Z ou presque et Noémie me coupe plus ras, elle, mais n’exerce plus. Snif. C’était mon rayon. Chedid lui ne rayonne pas tant, Oxmo Pucino de son côté a au moins le discours. Je savais bien, que le samedi me porterait moins. The Locos néanmoins tronçonnent, un brin déguisés. Anciens Ska P, ça crédite son homme à coup sûr. Le leader visant mon objectif grimace, merci maestro! Je songe alors à Seguridad Social, Espagnols plus vétérans encore, dans un registre rock percutant. Le skeud dans ma tire est là, toujours à portée de lecteur. Superbus me tire des souvenirs, en toute franchise ça s’exécute bien et j’en échange ensuite avec un couple belge croisé devant la deuxième scène. Rencontres, toujours. Jennifer Ayache a semble t-il peu vieilli, en cela nous nous ressemblons (prétention -et auto-dérision- de ma part). De Mother’s Cake j’entends les balances, ça promet mon bellot! C’est des Aussies, ça préfigure de l’impactant et le rock des mectons va me revigorer en plus de m’offrir un terme de Murmure accompli. Charlie Winston je laisse à d’autres, Tambour Tambour idem. J’ai derechef Murmuré, au minimum ma 10ème accrèd’ et en dépit d’un vécu sonore mitigé je n’en suis pas peu fier…


Los Locos/Mother’s Cake
Que croyais-tu lecteur, lectrice c’est pas over, quand y’en a plus y’en a encore. J’ai aussi eu le bonheur de croiser Vahan, Séb’ Godeman, Mich’ Barbier, Gilles Cauchy et Antoine Paris, de découvrir la Halle du Collège. Au stand du festival j’ai acquis t-shirt, bob et lunettes. J’aurais volontiers chopé le tote-bag, mais j’en ai déjà 12000. J’ai kébabé, à nouveau, avec Pascal. Le Jardin d’ISTANBUL. Habitué. La piémontaise-merguez du festiv’, ceci dit, c’était bien aussi. Ca donne des idées, de surcroît, pour accompagner les usagers de l’U.A.S. Le Murmure est devenu chant, son public gazouille de félicité et ses artistes en repartent conquis. L’an prochain le « festoche » (Rodolphe si tu me lis…) sera majeur, et ouais Biggy! Je me mets par conséquent à rêver d’y voir Lofofora, Jon Spencer, No One (again), Les Thugs (ah non m++++ terminé les Angevins), Suicidal Tendencies, Acid Arab, Black Bomb A, Ministry, Kim Gordon, Les Psychotic Monks, Spicy Box et le Ausgang de Casey. Et pourquoi pas, un stand fanzine ou littérature zik’, ou encore celui de la petite et charmante librairie locale. A viser la lune on sait jamais c’qui peut s’passer, on peut jusqu’au bout de la nuit danser dans les étoiles de l’insubordination sonique et écrite…
Photos Will Part en Live!, auteur de l’article…
