Clip de « Lipstick » en boite, en prélude à un album attendu pour l’automne, Order 89 répond aux questions de Will Dum…

1) Order 89, c’est né quand, pourquoi? C’est né comment, qu’est-ce que ça défend ?

Le groupe est né il y a 5 ans à St Ouen, dans les studios Mains d’oeuvres, avec l’envie d’expulser nos démons et de proposer une musique entre rage et poésie. Nous défendons le besoin d’être libres, de rester sauvages, sans suivre les règles imposées.

2) Fonder un groupe, en ces temps où percer est une gageure, où se distinguer revient presque à galérer pour trouver un tant soit peu son rang, qu’est-ce que ça implique ? Qu’est-ce qui fait, selon vous, la force d’un collectif ? Et a contrario, ses éventuelles faiblesses ?

Et bien ça implique d’assumer nos choix, et souvent nos échecs, pour parfois contrebalancer avec des victoires. Dans un monde où l’art souvent, à quelques exceptions près, se considère comme une passion, il faut garder le cap en attendant que les océans puissent être plus cléments pour notre navire fantôme.La force de notre collectif est également sa faiblesse ; ce sont nos univers différents qui donnent cette température à Order. C’est magnifique et volcanique. 

3) Vous venez de sortir un clip pour le titre « Lipstick », que préfigure t-il ? Comment travaillez-vous sur l’image, constitue t-elle le vecteur d’un message précis ?

C’est le premier titre de notre troisième album. Nous voulions présenter un aspect plus optimiste et moins nerveux de l’ordre, il s’agit d’un message d’espoir. L’image est importante, mais notre but ultime n’est pas là. Pour nous la scène reste vitale et exutoire.

4) Vous venez de Bordeaux,  comment se porte la scène rock de la ville ? 

Nous sommes heureux de constater le retour de la scène rock ici, à Bordeaux, longtemps délaissée à la faveur des DJ ou encore des rappeurs. La belle endormie est sur le point de se réveiller et cela sera violent.

5) Order 89 use du Français dans le texte, pourquoi ce choix ? Qu’est-ce qui nourrit vos textes ?

C’est un choix fort depuis le départ du groupe. Nous avions conscience que cela serait long et difficile mais sur le long terme, il est plus simple de faire passer nos messages et de construire notre univers a l’aide d’une langue dont nous maîtrisons les subtilités .

6) Vous en êtes, actuellement, à deux albums au compteur. Comment ont-ils été acueillis, parvenez-vous à évoluer dans le créneau qui est le vôtre ?

Nos deux premiers albums ont reçu un accueil agréable de la part des médias et du public. En revanche, nous avons joué de malchance au vu du contexte (Covid). Nous considérons ça comme des essais avant de livrer notre troisième et en même temps premier album. Quant à notre créneau, il n’existe pas vraiment donc nous nous efforçons de le construire petit à petit mais de façon solide.

7) Quels ont été les temps forts, jusqu’alors, de votre parcours ?

Nos temps forts son inéluctablement dans le futur, le passé à une importance dans nos textes mais nous préférons regarder devant nous.

8) Que représente pour vous le live, quel regard portez-vous sur le réseau des lieux où jouer ?

Le live reste le moment où nos alchimies prennent forme pour livrer ce que nous savons faire de mieux. Egalement, pour nous, un live doit être parfaitement équilibré entre les spectateurs et nous, c’est à dire 50 / 50. 

Considérons nos lives comme un grand navire où tout le monde tient sa place et ensemble, nous partons à la recherche d’une forme de libération.