Bad Pelicans « Eternal life now » (Géographie, 24 février 2023).

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Déjà Underground sur sa sortie précédente, excellente, le trio Bad Pelicans fait son retour avec un disque sauvage, bastonneur, qu’on pourrait parfois croire en phase directe avec l’ère grunge éraillée à souhait (2 KOOL 4 THE WAVPOOL, excellent comme le reste). L’opus s’amorce par Paris, massif et vicié. Début tout en qualité, suivi de ce Dance music post-punk gris et obsédant. Les chants se font psyché, graves. Le tempo s’emporte. Ca s’emballe, donc nous aussi. Une grosse giclée survient, pas piquée des vers. Diantre!, ça blaste par ici! C’est tant mieux, Best friends n’a rien de réellement d’amical mais bordel, il m’évoque le meilleur d’un GVSB. Ni plus ni moins. Avant, tempétueux, d’entrer dans une déluge aux airs de belle dégelée. On se régale par ici, le rock dark et offensif de Bad Pelicans a tout ce qu’il faut pour te terrasser. On se laissera faire, d’ Eternal life now on aime la matière rêche et acérée. Par The last rock’n roll band on earth, svp messieurs-dames!

A ce sujet Emoh, passé le 2 KOOL 4 THE WAVPOOL cité plus haut, étend une chape noire, en moins de deux minutes sans lumière. On change d’orientation, sans perdre en pertinence. FLEX HANG 4 et ses accents Pixies, un brin surf, convoque la pop et charme le peuple. SUPERCOP, grosse balafre noise, se place à l’autre extrémité. Wild, crié, strident. 103 secondes, d’un impact incoercible. Home, ensuite, pour la hausse rythmique. Pour l’asséné, aux mélodies célestes. Le groupe franchit une marche, poursuit la sienne avec sûreté et assise. I’m fly lui confère du subtil, avant de faire des loopings. Vice et délice, sons qui tournoient. Issue impeccable, au débit presque hip-hop. Avec, en cadeau, des embardées crissantes. Eternal life, moins de deux minutes. Une effluve spatiale, interstellaire. Et pour boucler l’épopée Eternal life now, post-punk mordant traversé par des breaks soudains, joliets, et d’humeur très tranchée. Terrible! Ca sort chez Géographie, tu peux déjà le préco ICI et tu me remercieras avec chaleur car l’album vaut son pesant d’écoutes investies.