The Brian Jonestown Massacre « Fire Doesn’t Grow On Trees » (A Recordings, 24 juin 2022).

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Le père Newcombe, c’est le maestro. Point barre. J’en parlais encore, ce matin, avec Flavien. Le seul qui, chez Cultura et c’est là une prouesse, parsème de l’indé -du vrai-, et de l’éclectisme déviant, non aseptisé. Nous vantions les mérites d’un musicien qui, à bord de son Brian Jonestown Massacre mythique, en a vu passer, restant seul maître à bord. Fire Doesn’t Grow On Trees, son…19ème album sous estampille « BJM », fait péter à nos trognes ébahies la diversité passionnante et cohérente du bonhomme, qui ici est épaulé par Ricky Maymi (guitares), Ryan Carlson Van Kriedt (claviers), Hakon Adalsteinsson (guitare), Hallberg Daði Hallbergsson (basse), Uri Rennert (batterie) et Sara Neidorf (batterie). Dix titres et c’est marre, The real coupe le ruban sur des tons rock de choix. Saccadé, enflammé, mélodique, un peu psyché, il tire d’emblée vers le haut. Ineffable mindfuck, en vitesse et en loopings, confirme. Il fuse, dépote. Voilà c’est fait, Newcombe éreinte la concurrence. It’s about being free really file également, What’s in a name? est lui plus psyché, paresseux, et tout aussi accompli. De la pop au rock’n’roll, en passant par un large panel de tendances maîtrisées, Fire Doesn’t Grow On Trees assure notre satisfaction.

Silenced, folk et rock, mélodique et sulfureux, en fait montre. Before and afterland, petite perle d’obédience psych-folk, en fait autant. You think I’m joking?, pour sa part, allie griffures et mélodies. Ecorchures et sensibilité. Impact et mélodie. Il s’enfièvre, durcit le ton, consolide au final un disque à la hauteur de son créateur. #1 LUCKY KITTY se poste, comme évoqué plus haut, à mi-chemin des options musicales qu’affectionne Anton. Wait A Minute (2:30 to be exact), lancinant, fait la nique à BRMC. Et à pas mal d’autres, dans l’élan. Qualité, longévité, authenticité illustrent The Brian Jonestown Massacre, justement cité en référence par les plus reconnus. Don’t let me get in your way s’en vient fermer la marche, insidieusement, à l’heure où de toute façon la cause est entendue. A réception je le savais, l’écoute me l’a prouvé: The Brian Jonestown Massacre n’est pas là de s’essouffler et ce Fire Doesn’t Grow On Trees abouti en est la meilleure des preuves.