Cannibale et Marietta, splendides, à la Lune des Pirates…

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Dans le cadre du FAIR, la Lune des Pirates amienoise accueillait ce mercredi une affiche 100% Born Bad, avec deux fleurons démarqués, évidemment, de derrière les ou plutôt ses fagots.
Les Caennais de Cannibale, dans un premier temps, qui allaient avec leur afro-garage tout bonnement irrésistible emporter l’adhésion, entre groove d’ailleurs et tranchant de stridences sonores bienvenues. La formule des Normands n’a pas d’égal et donne sa pleine mesure en live. Ca ondule, ça vire vers le garage ou le post-punk sans perdre en impact, on lorgne parfois vers des mélopées pop et la basse met un point d’honneur à “dansabiliser” le tout, imitée en cela par quelques nappes de claviers enrobant soigneusement la fusion osée de ce quintet singulier. Un superbe concert, qu valorise leur No mercy for love déjà probant sur format disque.
Première gifle donc avant que Marietta, également leader de Feeling of Love, impose à son tour un registre savoureux, plus “normal” que celui de Cannibale mais tout aussi valeureux dans son rendu. Pop et rock “in French”, détours vers le psyché et un rock’n’roll “qui rigole pas”, Guillaume Marietta et son groupe (on notera la présence du bassiste de Jessica 93) font valoir un registre large et crédible. Textes expressifs aidant, sensibilité pop aussi, il va sans dire que Marietta emboîte le pas avec Panache à Cannibale, à l’issue d’une soirée marquée par son final rock endiablé, sonique et peu pacifique.
Photos William Dumont.