Rock déviant, avec Lysistrata et Totorro, à la Lune des Pirates…

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Programme somptueux, nouveaux gobelets magnifiques, cadre -on le savait mais ça fait du bien de le retrouver- forcément attractif et j’en passe: la Lune des Pirates a de quoi séduire!
Pour le coup, Traams ayant du à mon grand regret se désister, c’est à une doublette française que nous avons eu à faire. Lysistrata, trio de jeunots incroyablement talentueux et percutants, ouvrant le bal avant que les instrumentaux des rennais de Totorro se fassent valoir.
Lysistrata donc, un raz de marée noise/post-rock, math-rock aussi, aux chants seul, à deux ou à trois qui génèrent de merveilleuses “gueuleries”. Une révélation, déjà signée par Vicious Circle -c’est dire l’impact des gaillards-, portée par la fougue de la jeunesse et un incroyable sens de l’empilage musical. C’est d’ailleurs en hurlant allègrement que le set débute, il variera ensuite entre sauvagerie et plans post magnifiés par les chants, jamais ennuyeux car dotés d’une ambiance agitée. Les quelques morceaux déjà entendus ça et là le laissaient présager, le concert vécu ce jeudi le confirme Lysistrata est de toute évidence l’un des nouveaux fleurons de notre scène.
Avec Totorro et ses instrumentaux qui rappellent autant le post-rock que les élans noisy d’un Sonic Youth, la soirée n’allait surtout pas fléchir. On ne reprochera à ce combo que la quasi-absence de chant mais par ailleurs, la rudesse et l’allant de ses essais, son originalité aussi, lui apportent un certain crédit. Des plages fines s’incrustent, puis on repart dans des sorties de route soniques jouées avec une maîtrise qu’on aura prise en compte. Aussi peu “normé” que Lysistrata, Totorro lui succède donc avec brio, en clôture d’une soirée, cette fois encore, entièrement accomplie. Ceci, c’est à noter, dans le cadre de la Gonzaï Night, avec dégustation de whisky et numéro offert.
Photos William Dumont.
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